Visas Schengen: ce qui va changer

Un visa Schengen. . DR

Revue de presseKiosque360. Les ministres de l’Intérieur de l’UE ont décidé d’introduire de nouvelles modifications au code de visa Schengen. Des changements qui apportent certaines améliorations mais qui imposent des mesures restrictives aux pays tiers en matière de réadmission des migrants irréguliers.

Le 07/06/2019 à 22h11

Les ministres de l’Intérieur et de la justice de l’Union européenne (UE) ont apporté de nouvelles modifications à la règlementation en vigueur en matière de visa Schengen. Les plus importants changements concernent l’augmentation des droits de visa, l’évaluation de la coopération des pays tiers en matière de migrations irrégulières et la réduction du délai de traitement des demandes.

Les responsables européens considèrent que ces mesures vont rendre les procédures plus rapides et plus claires pour les voyageurs en règle. La nouvelle procédure permet d’introduire les demandes sur «une période qui peut aller jusqu’ à 6 mois et au plus tard quinze jours avant le voyage». Le nouveau code de visa donne, en outre, la possibilité de remplir et de signer électroniquement la demande de visa. Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du samedi 8 juin, que les droits de visa ont été fixés à 80 euros afin de permettre aux pays membres l’UE de mieux couvrir les coûts de traitement des demandes.

Les responsables européens estiment que cette nouvelle réglementation va permettre la délivrance de visas à entrées multiples aux voyageurs réguliers dont les antécédents sont positifs. L’objectif étant, poursuit le communiqué des ministres européens, d’améliorer les conditions des voyageurs en règle ainsi que la capacité de l’UE à relever les défis des migrations irrégulières.

Les ministres de l’Intérieur et de la justice estiment que ces changements vont renforcer la coopération avec les pays tiers en matière de réadmission des migrants irréguliers. En revanche, le Conseil européen va évaluer, à travers ce mécanisme, le niveau de coopération de ces pays en acceptant le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière.

Le communiqué va jusqu’à imposer des sanctions aux pays qui ne coopèrent pas dans ce domaine. Si la coopération est insuffisante, l’UE appliquera des mesures restrictives spécifiques inhérentes aux droits et au traitement de visas. Dans le cas contraire, les ministres proposeront au conseil de l’UE de réduire les droits de visas ainsi que le délai de traitement des demandes ou d’allonger la période de validité des visas à entrées multiples.

Par Hassan Benadad
Le 07/06/2019 à 22h11