Cette volonté a été exprimée ce mercredi lors d'une journée scientifique de partage des compétences sur la maladie de Parkinson, organisée à Rabat, par le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l'étranger (MRE) en l'honneur du docteur Abdelhamid Benazzouz et de son épouse, le docteur Rabia Bouali-Benazzouz.
Abdelhamid Benazzouz, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Bordeaux, a été le premier chercheur à développer une nouvelle approche thérapeutique neurochirurgicale de la maladie de Parkinson, via la stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique chez le singe.
Après ce succès obtenu sur un animal, et l'amélioration spectaculaire des symptômes moteurs cardinaux de la maladie, le chercheur marocain a contribué au transfert, en 1993, de cette approche thérapeutique neurochirurgicale aux patients parkinsoniens.
Actuellement, plus de 500.000 patients dans le monde ont été opérés et l’on compte plus de 10.000 nouveaux patients chaque année.
Son épouse Rabia Bouali-Benazouz est, pour sa part, chercheur au sein de l'Institut interdisciplinaire de neurosciences de Bordeaux, spécialiste du domaine de la douleur des patients parkinsoniens.
C'est en l’honneur de ce couple que cette journée de recherche scientifique a eu lieu, en présence notamment du ministre chargé des MRE, Abdelkrim Benatiq, du ministre de la Santé, Anas Doukkali, ainsi que de plusieurs neurologues du Maroc et de France.
Pour le docteur Benazzouz, les dépenses pour la réalisation de la nouvelle thérapie neurochirurgicale de guérison de la maladie du Parkinson s'élèvent à 250.000 dirhams pour chaque patient.
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La pratique de cette technique commence à se développer dans les CHU du Maroc. Pour Mohamed Faiz Chaoui, président de la Société marocaine de neurochirurgie, il n'existe pas au Maroc de chiffres précis concernant le nombre total de cas de parkinsoniens. Mais on estime leur nombre à 30.000 cas, avec 4.000 cas qui s'ajoutent chaque année.
Le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a exprimé de son côté sa détermination à consolider le partenariat avec les chercheurs marocains du Maroc et le secteur de la santé au Maroc, public et privé, tel que voulu par le roi Mohammed VI.










