Vidéo. Droits de l'Homme: présentation d'un guide sur la gestion des grèves de la faim dans les prisons

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Le 10/06/2021 à 14h11

VidéoUn guide sur la gestion des grèves de la faim dans les prisons du Maroc vient d'être élaboré et publié. Il s'agit d'un partenariat entre la Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) et le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).

Présenté hier, mercredi 9 juin 2021, ce guide, auquel ont également contribué le ministère de la Santé et le Parquet général, se veut un mécanisme de gestion des cas de la grève de faim dans l'objectif "de respecter la dignité, la santé et la vie des détenus grévistes de la faim", ont affirmé plusieurs interlocuteurs lors d'une cérémonie de lancement à Rabat.

Ont participé à celle-ci le délégué général de la DGAPR, Mohamed Saleh Tamek, le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, la présidente du CNDH, Amina Bouayach, le président du ministère public, Moulay Hassan Daki, ainsi que la cheffe de la délégation du Comité international du Croissant rouge international à Rabat, la Libanaise Rania Machlab.

Premier du genre dans le monde arabe et en Afrique, l'élaboration et la publication de ce guide intervient alors que des parties exploitent sciemment de "fausses grèves de la faim comme moyen de pression politique".

Il n'en demeure pas moins que des détenus de droit commun utilisent ce phénomène à des fins de pression sur les pouvoirs publics, indiquent des observateurs.

Cet ouvrage va désormais "normaliser et standardiser le traitement des situations de grève de la faim", et ses recommandations seront mises en œuvre dans "quelques semaines", le temps de former un personnel spécialisé (corps de santé, surveillants...), en charge des cas des grévistes de la faim.

Selon Amina Bouayach, le CNDH poursuivra sa mission de "respect des droits humains, du respect de la dignité et de la préservation des droits des détenus. Ce guide constitue une plate-forme pour gérer et résoudre les situations au sein des prison", a-t-elle souligné.

Par Chakir Alaoui et Mohammed Boukouyane
Le 10/06/2021 à 14h11