Ramadan: accalmie des prix après la flambée des premiers jours

Des étals de fruits et légumes dans un marché.

Revue de pressePassé le pic d’achats précédant et accompagnant le début du mois sacré, les marchés de Casablanca retrouvent progressivement leur équilibre. Si les prix de plusieurs légumes et du poulet enregistrent une baisse notable, les viandes rouges et les légumineuses demeurent élevées, maintenant la pression sur le budget des ménages en cette période de forte consommation. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 23/02/2026 à 20h03

Les marchés ont retrouvé leur calme après les deux premiers jours du mois de Ramadan, entraînant un léger repli des prix. C’est ce qu’a constaté le quotidien Assabah, qui en fait état dans son édition du mardi 24 février, suite à une tournée effectuée dimanche dernier dans plusieurs marchés de Casablanca, où l’effervescence du début du mois sacré semble déjà appartenir au passé.

Citant Abdelkebir Azzali, vendeur de légumes rencontré sur place, le quotidien explique que le pic des achats se concentre traditionnellement sur les deux jours précédant le Ramadan ainsi que sur la première journée de jeûne. «Ensuite, la situation revient progressivement à la normale», explique-t-il. Dès le troisième jour, la cadence des achats ralentit et certains produits enregistrent une baisse de prix, après les hausses marquées observées à l’entame du mois sacré. Le mécanisme de l’offre et de la demande reprend alors ses droits. Les tarifs grimpent lorsque la demande s’emballe, puis se réajustent dès que la pression retombe.

Plusieurs produits ont ainsi vu leurs prix diminuer, avec des baisses oscillant entre 50 centimes et 5 dirhams le kilogramme. La tomate, dont le prix dépassait 8 dirhams avant Ramadan et durant ses deux premiers jours, se négocie désormais entre 5,50 et 6 dirhams le kilo, selon la qualité. «Le poivron vert est revenu à 11 dirhams, après avoir atteint 13 dirhams. Les pommes de terre, les haricots verts et les carottes ont également enregistré des replis, allant de 50 centimes pour ces dernières à près de 3 dirhams pour les haricots verts», relate Assabah.

Le marché des viandes blanches suit la même tendance. Le poulet abattu, vendu à 21 dirhams le kilogramme à la veille du Ramadan et au premier jour de jeûne, est descendu à 18 dirhams au quatrième jour.

En revanche, les légumineuses demeurent stables à des niveaux élevés, soutenues par une demande particulièrement forte durant cette période. Les viandes rouges, elles aussi, n’ont pas connu de baisse notable. Dans certains quartiers populaires de Casablanca, le kilogramme se maintient autour de 125 dirhams. Les abats de bœuf, très prisés sur les tables ramadanesques, ont vu leurs prix grimper. La «t’kalia» atteint 70 dirhams, tandis que la tête de bœuf s’affiche à 100 dirhams, et jusqu’à 110 dirhams lorsqu’elle est vendue désossée.

Chaque année, le mois de Ramadan s’accompagne d’une pression accrue sur le budget des ménages. Les familles consacrent une enveloppe supplémentaire à l’alimentation afin de répondre aux habitudes de consommation spécifiques à cette période, marquée par la multiplication des plats et des rassemblements familiaux. Cette hausse des dépenses contribue à tirer vers le haut le coût de la vie, dont l’indice atteint généralement un pic durant le mois de jeûne.

Le phénomène s’explique principalement par l’augmentation soudaine de la demande pour de nombreux produits alimentaires, souvent supérieure à l’offre disponible, ce qui entraîne des tensions sur les prix. Face à cette situation, les ménages ajustent leurs priorités budgétaires, réduisant les dépenses consacrées aux biens non alimentaires afin d’absorber le surcoût lié à l’alimentation. Une stratégie d’adaptation devenue presque routinière, dans un contexte où chaque dirham compte.

Par La Rédaction
Le 23/02/2026 à 20h03