Le Maroc se dirige vers une nouvelle campagne de vaccination anti-Covid en hiver

Une infirmière prépare une dose de vaccin anti-coronavirus, dans un centre de vaccination à Marrakech, le 31 décembre 2021. . MAP

Revue de presseKiosque360. Une nouvelle campagne nationale de vaccination sera lancée prochainement. A cet effet, le ministère de la Santé a déjà constitué un stock de près de 13 millions de doses de vaccins. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 04/09/2022 à 20h34

Nous sommes encore à une saison entière de l'hiver. Il n’empêche que le ministère de la Santé est déjà à pied d’œuvre. C’est que la guerre contre le Covid-19 n’est pas encore finie. Ainsi, le département de Khalid Ait Taleb se prépare actuellement au lancement, très prochainement, d’une nouvelle campagne nationale de vaccination contre le Covid-19.

D’après le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, qui rapporte l’information dans sa livraison du lundi 5 septembre, les autorités sanitaires redoutent une nouvelle vague de contamination avec l’approche de la saison froide. Une vague qui risque d’être accompagnée d'une propagation massive du virus de la grippe saisonnière et des maladies respiratoires liées aux changements des saisons.

Pour y faire face, le ministère compte donner un coup d'accélérateur à la campagne de vaccination qui avance actuellement à une cadence très lente. Pour ce faire, il s’est assuré de la constitution d'un stock suffisant de vaccins anti-Covid. C’est ainsi que les disponibilités actuelles sont de l’ordre de 13 millions de doses, dont 11,6 millions de doses du vaccin chinois Sinopharm et 1,2 millions de doses du vaccin américano-allemand Pfizer, précise Al Ahdath Al Maghribia.

Le quotidien tient à rappeler que les laboratoires pharmaceutiques au niveau mondial sont déjà en train de développer des vaccins spécifiques au variant Omicron du coronavirus et ses différents sous-mutants, sans préciser si le Maroc compte s’en procurer. Citant des sources de la commission scientifique et technique, le quotidien prédit toutefois l’apparition de nouveaux mutants lors de la prochaine saison hivernale. De ce fait, poursuit le journal, l’efficacité des vaccins disponibles actuellement au Maroc se limite à la prévention contre le développement de la covidose grave et contre les décès. Ils ne peuvent prévenir la contamination et la propagation du virus.

En conséquence, poursuit le quotidien tout en citant des sources de la commission scientifique et technique, il faut profiter de l’actuelle intervague pour lancer une nouvelle campagne de vaccination afin d’atteindre un taux d’immunité collective de 80%. Il faut donc accélérer la troisième et la quatrième dose pour les personnes vulnérables, afin de se préparer à la cinquième vague de contamination communautaire au Maroc, la 8e en Europe.

Du point de vue virologique, les sources de la commission technique citées par le quotidien n’excluent pas que la nouvelle vague soit portée par de nouveaux mutants du variant Omicron, proches des sous-mutants BA.4 et BA.5 largement répandus actuellement. Il faut préciser à ce propos que, selon les spécialistes à l’échelle mondiale, aucun nouveau mutant n’a été annoncé. Le variant Omicron continue de dominer en tant que mutant dominant à plus de 99% à l’échelle internationale. Les sous-mutants étant dominés par le sous-mutant BA.5 à 74%.

Cependant, citant cette fois l’Agence européenne du médicament (EMA), le quotidien a évoqué la probable apparition d’un nouveau variant en hiver, parallèlement à une nouvelle vague de cas attendue dans les prochains mois. En revanche, l’Agence s’est voulue rassurante quant à l’efficacité des vaccins sur les différentes déclinaisons du virus.

L’Union européenne se prépare, elle aussi, à lancer une campagne de rappel avant une vague redoutée de nouveaux cas d’ici la fin de l’année. La campagne de rappel se fera avec des vaccins adaptés dont certains, ciblant le variant désormais dominant Omicron, viennent d’être approuvés par l’EMA, et les vaccins originaux développés pour lutter contre la souche première du virus apparue pour la première fois en Chine en 2019.

Par Amyne Asmlal
Le 04/09/2022 à 20h34