La Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Maroc dénonce les grèves répétées des enseignants

Des élèves suivent un cours dans la salle de classe d'une école de Taza, le 2 juin 2021. . MAP

La Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Maroc s’inquiète de la situation actuelle de l'école publique marocaine «à la suite des grèves répétées et incompréhensibles» des enseignants, qui ont dépassé 40 jours de débrayage.

Le 11/03/2022 à 11h35

Dans un communiqué, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Maroc se dit «inquiète» de la situation actuelle de l'école publique marocaine, et critique les grèves «répétées» et «incompréhensibles» des enseignants, lesquelles ont dépassé 40 jours de débrayage, depuis le début de l'année scolaire. 

La Fédération dénonce, par ailleurs, le gaspillage constant du temps des élèves, à cause de ces grèves, ce qui viole leurs droits et approfondit la crise du système éducatif, déjà caractérisé par bien des failles.

La Fédération rappelle que l'année scolaire en cours a connu un démarrage tardif en octobre au lieu de septembre, ce qui a réduit le nombre de semaines incluses dans le programme ministériel pour la saison 2021-2022, et précise que cela ne permettra pas l'achèvement des cours, ce qui viole le principe constitutionnel de faire de l'éducation de qualité un droit des élèves.

C’est pourquoi la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Maroc exige une intervention immédiate et urgente du ministère de l'Education nationale et du préscolaire, pour sauver l’année scolaire en cours.

Consciente de la gravité de la situation éducative au Maroc, la Fédération dit «tirer la sonnette d'alarme», tout en exprimant sa volonté de s'engager dans tout projet éducatif pouvant servir les élèves.

Elle interpelle également toutes les instances officielles impliquées dans le schéma scolaire, afin d'interagir positivement pour veiller à compenser le temps scolaire perdu, tout en appelant tout un chacun à faire le maximum de sacrifices et à placer l'intérêt de la patrie et l'intérêt supérieur des élèves au-dessus de toute considération.

Par Majda Benthami
Le 11/03/2022 à 11h35