Hausse des carburants: les transporteurs se disent inquiets

Des camions de transport routier de marchandises.

Revue de presseLa nouvelle augmentation des prix du gasoil suscite l’inquiétude des professionnels du transport routier au Maroc. Dans un contexte de tensions internationales, ils redoutent un effet domino sur les coûts logistiques et les prix à la consommation, appelant à une intervention urgente des pouvoirs publics. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 17/03/2026 à 19h24

Des professionnels de l’activité du transport routier ont exprimé leur mécontentement face à la nouvelle hausse des prix des carburants au Maroc, alors que certaines sociétés de distribution ont appliqué des augmentations substantielles. Cette hausse a commencé à se répercuter concrètement sur les prix affichés dans les stations-service dès les premières heures de la journée de lundi. Citée par le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 18 mars, une source syndicale indique que ces augmentations, intervenues dans un contexte de tensions géopolitiques et de flambée des cours du pétrole à l’échelle mondiale, ont un impact direct sur les coûts du transport. Le gasoil, étant le carburant le plus utilisé dans le secteur, joue un rôle central, et toute hausse de son prix se traduit automatiquement par une augmentation des coûts logistiques, qui représentent entre 30% et 50% des dépenses d’exploitation des professionnels du transport routier.

Selon cette même source, les prix ont déjà suivi une tendance à la hausse ces dernières semaines. Cette dynamique pourrait se poursuivre si les conditions internationales actuelles perdurent, notamment en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient et de leur impact sur les approvisionnements énergétiques. Les professionnels alertent également sur le risque de répercussions de cette hausse sur les prix des produits de consommation courante, tels que les fruits, les légumes ou encore la viande, en raison de leur dépendance directe aux coûts de transport et de distribution, a-t-on pu lire dans Al Akhbar. Ils expliquent par ailleurs que les entreprises de transport se voient contraintes de revoir leurs tarifs afin de compenser l’érosion de leurs marges bénéficiaires, ce qui alimente une inflation qui finit par être supportée par le consommateur.

Dans le même contexte, des critiques ont été formulées quant à la manière dont ces hausses ont été appliquées. Certains distributeurs auraient anticipé l’entrée en vigueur des nouveaux prix, invoquant parfois des pannes techniques ou des ruptures de stock, suscitant ainsi le mécontentement des citoyens. Les professionnels appellent à une intervention urgente des pouvoirs publics, notamment à travers la mise en place d’une stratégie claire pour faire face aux fluctuations du marché international, ainsi que l’adoption de mécanismes concrets visant à alléger la pression, parmi lesquels une révision de la structure fiscale appliquée aux carburants, dont la part dépasse dans certains cas 4 dirhams par litre de gasoil.

De son côté, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a affirmé suivre de près l’évolution du marché énergétique mondial. Il souligne assurer un suivi quotidien des niveaux de stocks nationaux de produits pétroliers afin de garantir l’approvisionnement du pays dans les meilleures conditions. Le ministère appelle également l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à éviter toute pratique susceptible de nuire au pouvoir d’achat des citoyens. Ces évolutions interviennent dans un contexte de préoccupations croissantes quant à l’impact de la hausse continue des prix des carburants sur le coût de la vie et les équilibres économiques. Les stations de distribution ont en effet rapidement appliqué une augmentation qualifiée comme l’une des plus importantes des deux dernières années, à partir de la seconde moitié de ce mois de mars, en lien avec la crise énergétique mondiale liée aux tensions au Moyen-Orient.

Par La Rédaction
Le 17/03/2026 à 19h24