Flambée du prix des légumes dans les marchés pendant le Ramadan

Le prix des fruits et des légumes est en forte hausse.

Revue de presseLes prix de plusieurs légumes de consommation courante connaissent une hausse marquée dans les marchés marocains, avec des augmentations atteignant parfois plusieurs dirhams par kilogramme. Cette situation, attribuée à plusieurs facteurs dont les conditions climatiques, l’exportation et la multiplication des intermédiaires, accentue la pression sur le pouvoir d’achat des ménages, particulièrement durant le mois de Ramadan marqué par une forte demande. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 10/03/2026 à 19h38

Une simple tournée dans plusieurs marchés marocains révèle une hausse notable des prix de nombreux légumes de base. Les augmentations varient généralement entre deux, trois et cinq dirhams d’un seul coup, ce qui se répercute directement sur le coût du panier quotidien des ménages, même lorsqu’il ne comprend que des légumes, indique Al Ahdath Al Maghribia de ce mercredi 11 mars.

L’oignon, ingrédient incontournable de la cuisine marocaine, atteint désormais des niveaux élevés. Depuis quelques jours, son prix s’est stabilisé autour de 12 dirhams le kilogramme, explique le quotidien. D’autres légumes connaissent également des hausses marquées: certains produits qui se vendaient auparavant à 3 dirhams sont aujourd’hui proposés à 8 dirhams. Les prix des carottes, des tomates, des poivrons et des concombres ont également augmenté, alors qu’il s’agit de produits largement consommés au quotidien. Tous dépassent désormais les 10 dirhams le kilogramme, tandis que le concombre atteint 15 dirhams, contre 8 dirhams auparavant. Les pommes de terre et les tomates se vendent entre 8 et 10 dirhams selon la qualité. Les petits pois ont grimpé à 15 dirhams le kilogramme. Le poivron vert doux s’établit à 15 dirhams, tandis que les poivrons jaunes et rouges atteignent 30 dirhams. Les haricots verts se vendent à 25 dirhams et le brocoli atteint 40 dirhams le kilogramme.

La laitue et l’aubergine figurent également parmi les produits ayant connu des hausses importantes. La première se vend désormais entre 8 et 10 dirhams l’unité, alors qu’elle coûtait auparavant environ 2 dirhams. Quant à l’aubergine, son prix dépasse parfois 15 dirhams dans certains marchés, a-t-on pu lire.

Cette situation exerce une pression croissante sur le pouvoir d’achat des ménages marocains, en particulier ceux aux revenus modestes et moyens. La hausse des prix des légumes, à laquelle s’ajoute celle des fruits, dont plusieurs variétés dépassent désormais les 15 dirhams, ainsi que celle des viandes blanches et rouges, oblige de nombreuses familles à revoir leurs priorités et à réduire certaines dépenses afin de préserver l’équilibre de leur budget.

Interrogés par Al Ahdath Al Maghribia sur les causes de cette flambée des prix, certains professionnels évoquent la coïncidence du mois de Ramadan avec la période d’exportation. D’autres estiment que le grand nombre d’intermédiaires et le manque de contrôle suffisant sur leurs activités contribuent à la hausse des prix. Selon eux, cette situation nuit également aux intérêts des petits et moyens agriculteurs, car elle se traduit finalement par une augmentation du prix payé par le consommateur final. D’autres acteurs de cette activité soulignent, en plus de ces facteurs, l’impact de la sécheresse et des aléas climatiques sur la production. De fortes pluies ou des vagues de froid soudaines peuvent endommager une partie des récoltes, réduisant l’offre sur les marchés et provoquant une hausse des prix en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande.

Toutefois, les facteurs naturels ne sont pas les seuls en cause. Plusieurs observateurs estiment que l’incapacité des petits et moyens agriculteurs à s’organiser collectivement pour commercialiser leurs produits dans de bonnes conditions constitue également un élément déterminant. À cela, s’ajoute un manque de coordination entre les différents acteurs concernés, tant au niveau national que territorial, en l’absence d’un cadre de gouvernance global et intégré pour la commercialisation des produits agricoles. La période du Ramadan contribue par ailleurs à accentuer cette situation, en raison de la forte augmentation de la demande pour certains légumes. Cette pression supplémentaire sur l’offre se répercute directement sur les prix des produits de base. Devant cette situation, des associations de consommateurs appellent les autorités et les professionnels à instaurer des solutions en urgence afin de stabiliser les prix et de garantir l’accès des consommateurs aux produits alimentaires essentiels.

Par La Rédaction
Le 10/03/2026 à 19h38