Enseignants contractuels: le gouvernement tente de désamorcer la bombe

DR

Revue de presseKiosque 360. L’affaire des enseignants contractuels risque de perturber la rentrée scolaire 2018-2019. Après le sit-in observé à Rabat, le gouvernement tente de désamorcer la bombe, en rassurant les protestataires.

Le 31/08/2018 à 20h57

La rentrée scolaire 2018-2019 sera, à coup sûr, fortement marquée par l’affaire des enseignants contractuels, qui demandent la titularisation. Cette affaire a miné ce secteur, objet de plusieurs réformes sans pour autant sortir de l’ornière.

Après un mouvement de colère organisé, mercredi et jeudi, devant le siège du département de l’Education nationale à Rabat, le gouvernement est sorti de son silence pour les rassurer, sans pour autant expliciter son offre, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du week-end des 1er et 2 septembre.

Lors de sa conférence hebdomadaire, Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, a évité de rentrer dans les détails du projet lorsqu'il a évoqué la nouvelle situation administrative des enseignants au niveau des académies régionales de l’éducation et de la formation (AREF), fait remarquer le quotidien. L’ancien ministre de la Communication a fait savoir que les statuts des AREF leur garantissent la stabilité sociale et professionnelle et leur assurent tous leurs droits sociaux, à l’instar du statut de la fonction publique qu’ils réclament.

El Khalfi a reconnu que leur statut actuel de «contractuel» ne leur assure ni stabilité sociale ni professionnelle. «Contrairement à la formule de contrat dans sa première configuration, très fragile, les statuts des AREF offrent plus de stabilité et de garanties», a affirmé le ministre, laissant la porte ouverte à des négociations en vue d’améliorer cette offre. «Au cas où d’autres problèmes étaient soulevés, le chef du gouvernement examinera le dossier», a-t-il encore précisé, en soulignant la volonté du gouvernement d’agir en vue de promouvoir le secteur.

Par Mohamed Younsi
Le 31/08/2018 à 20h57