Des pluies qui suscitent des craintes

barrage M’dez à Sefrou

Barrage M’dez à Sefrou.

Revue de presseLes récentes précipitations ont occasionné un certain nombre de dégâts, notamment au niveau des axes routiers dans certaines provinces. Des précautions ont été prises dans les régions touchées. Une revue de presse d’Assabah.

Le 30/10/2024 à 20h04

Les violentes intempéries qu’ont connues certaines régions en Espagne et qui ont fait des dégâts incalculables et occasionné des pertes humaines, font craindre le pire au Maroc, d’autant que des pluies importantes avaient été annoncées ces derniers jours dans les régions du Nord.

Bien que la situation soit nettement moins catastrophique au Maroc, les récentes précipitations et chutes de neige ont néanmoins accentué l’ampleur des dégâts dans les infrastructures de certaines régions, écrit Assabah de ce jeudi 31 octobre.

D’après le quotidien, la circulation est perturbée dans certaines zones du Moyen Atlas et, à cause de chutes de neige, les autorités locales ont entrepris de mettre en place des mesures de prévention, plus particulièrement pour les femmes enceintes et les écoliers.

Ailleurs, poursuit le quotidien, les récentes précipitations ont surtout mis à nu le niveau de qualité de la chaussée et des infrastructures routières, suite à des travaux bâclés et à des marchés publics mal réalisés, ne répondant pas aux normes.

Le quotidien ajoute que les pluies qui sont tombées en fin de semaine dernière ont eu un effet bénéfique sur les retenues des barrages, dont le taux de remplissage global est de près de 30%.

Ainsi, les 66 barrages de différentes tailles, grands et moyens, que comptent les dix bassins hydrauliques du Royaume, ont reçu de nouvelles quantités d’eau, ce qui porte à 4.970 millions de mètres cubes le volume total des eaux stockées, sur une capacité globale de 16.850 millions de mètres cubes, ce qui représente un taux de remplissage de 29,8%, soit un taux nettement nettement supérieur à celui de l’année dernière à la même période, lorsque les retenues des barrages n’avaient pas excédé les 4.030 millions de mètres cubes, qui correspondent à un taux de remplissage de 25,1%.

Ce sont particulièrement les provinces de la région de Drâa-Tafilalet qui ont bénéficié de ces précipitations.

Le bassin hydraulique de Ziz-Guir-Ghris est celui dont les barrages ont le plus été impactés positivement par ces précipitations et affichent aujourd’hui un haut taux de remplissage.

Certains barrages approchent même un taux de remplissage de 60%. Ensuite, vient le bassin du Loukkos, avec un taux de remplissage global de 48,5%, suivi du bassin du Tensift, avec un taux de 45,75%.

Pour ce qui est des grands barrages, celui d’Al Massira est le plus affecté par cette longue période de sécheresse.

Il n’a cependant pas bénéficié des récentes précipitations, tout comme le barrage de Sidi Abdellah Maachou.

Les deux barrages alimentaient la ville de Casablanca, qui en dépendait en grande partie pour son approvisionnement en eau courante.

Ainsi, sur une capacité totale de 2.676 millions de mètres cubes, le niveau de remplissage du barrage Al Massira n’est plus que de 0,9%, alors que celui de Sidi Abdellah Maachou est complètement asséché.

Assabah précise que de nouvelles précipitations relativement importantes sont attendues dans les jours à venir.

Par Amyne Asmlal
Le 30/10/2024 à 20h04

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Le chibani, illettré, qui a composé "lhadid raquiqua, kantra kadaba" mérite le prix de l'honnêteté... Ma question est comment se fait-il que les responsables ne sont pas sanctionnés? Alors que les dénonciateurs écopent de 4 ans de prison quand ils utilisent un mot inapproprié...

Toujours la même chose, des travaux bâclés, des marches publics non exécutés dans les normes,. A qui la faute ?? Qui est responsable ???

La corruption, la corruption et encore la corruption! S’il y a un énorme obstacle au développement du pays, c’est bien la corruption. Un véritable gouffre financier qui ne cesse de croître, et pousse le pays à s’endetter à chaque année pour boucler ses budgets. Ce fléau gangrène le système, et il est inconcevable qu’aucun gouvernement n’ait eue la volonté, jusqu’à présent, de s’y attaquer. On sait que les «élites politiques» sont à l’origine de cette situation, mais pas que celles-ci. Il y aussi l’administration publique où l’on trouve des réseaux bien organisés et opérant en toute impunité. Ce ne sont pas les idées qui manquent, ni les moyens financiers pour réaliser des projets de développement; mais tant qu’on ne luttera pas effectivement contre la corruption, rien ne changera!

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