Alertées dans la soirée de dimanche dernier, à la suite de la survenue d’une avalanche mortelle dans un passage montagneux menant au mont Toubkal, les FAR ont rapidement réagi en dépêchant sur place des éléments du 1er bataillon des chasseurs de l’Atlas, une unité spécialisée en secourisme en haute montagne.
Le quotidien arabophone Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 23 janvier, que «cette unité des FAR, épaulée par quatre gendarmes d’Imlil formés à affronter ce genre de situation, a réussi, mercredi dernier, à récupérer les corps des trois victimes. Le corps de l’élève, originaire de Tanger, a été retrouvé dès lundi, alors que ceux de l’étudiant, originaire de Tétouan, et du guide touristique ont été retrouvés successivement mercredi dernier».
Selon les sources d’Assabah, les trois victimes faisaient partie d’un groupe de 14 touristes, amateurs de randonnées en montagne, venus de Tétouan et de Tanger pour tenter d’escalader tout ou partie des 4 167 m du mont Toubkal.
Arrivés en début du week-end dernier dans la zone, ils ont été informés par leur guide qu’il était impossible, au vu des conditions climatiques difficiles, d’atteindre le sommet du Toubkal. Il leur a conseillé de se rabattre sur Imlil pour éviter tout danger.
Après avoir passé la nuit dans un gîte au bas du Toubkal, le groupe de touristes venus du nord du Royaume a rebroussé chemin en direction d’Imlil, en empruntant le passage Chamharouch. C’est au niveau de ce passage, dans l’après-midi de dimanche dernier, qu’ils ont été surpris par la déferlante d’une avalanche qui a dégringolé du haut du djebel Toubkal. Un état d’urgence a été immédiatement décrété par les autorités locales, toutes administrations confondues. De hautes instructions ont été données afin de déployer l’unité spécialisée du 1er bataillon des chasseurs de l’Atlas.
À leur arrivée sur les lieux du drame, les experts des FAR ont trouvé devant eux une forte mobilisation, avec la présence de quatre gendarmes spécialisés en secourisme de montagne, des éléments de la protection civile, des responsables administratifs et sécuritaires locaux, des guides de montagne, mais aussi de nombreux bénévoles.
Assabah précise enfin que l’étudiant originaire de Tétouan a été retrouvé enseveli à une profondeur de 3 m sous le bloc de neige, alors que l’élève et le guide touristique se trouvaient à une profondeur d’un seul mètre sous la neige.








