Arrestation de faux officiers de la BNPJ à Tanger

Intervention d'un agent de police pour appréhender un individu (photo d'illustration). . DR

Revue de presseKiosque360. La police de Tanger vient d'arrêter une bande criminelle, dont des membres se faisaient passer pour des officiers de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).

Le 14/08/2014 à 21h30

Les escrocs ne sont jamais à court d'idées pour plumer leurs victimes. Les membres d'une bande récemment démantelée à Tanger ont poussé le bouchon trop loin. Ils se faisaient passer pour des officiers de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) et menaçaient leurs victimes de les interpeller pour des crimes imaginaires, à moins de verser d'astronomiques sommes d'argent. Dans son édition de ce vendredi 15 août, Assabah révèle que les membres de cette bande ne visaient pas n'importe qui, mais ceux qui ont l'apparence d'être bien fortunés. Quand ils repéraient un véhicule de luxe avec l'inscription "A vendre", ils étaient sûrs qu'il s'agissait de la cible idéale.

Avant de passer à l'action, explique le journal, ils prenaient soin de réunir le maximum d'informations sur la victime potentielle, avant de lui donner rendez-vous, prétextant l'achat du véhicule. Une fois sur place, généralement dans un café des environs de Tanger, ils se présentaient comme étant des officiers de la BNPJ et qu'ils étaient là pour procéder à une arrestation pour des crimes imaginaires. Pour fermer l'œil et taire toute l'affaire (imaginaire évidemment), ils demandaient de grosses sommes d'argent allant de 3 à 7 millions de dirhams, avance Assabah. Mercredi 13 août, ils ont fini par se faire arrêter par des officiers de la police judiciaire. Une de leurs victimes potentielles, un Marocain résidant aux Pays-Bas, s’est méfié. Il a alerté la police judiciaire qui leur a tendu un piège et qui est venue les cueillir dans un café au moment où ils prenaient possession de la somme d'argent convenue. Selon Assabah, des mandats d'arrêt ont été lancés contre deux présumés complices des trois faux officiers de la BNPJ. Ils devront répondre de lourds chefs d'accusation: constitution de bande criminelle, usurpation de fonction et escroquerie.

Par Fatima Moho
Le 14/08/2014 à 21h30