Après avoir vaincu le terrorisme, Hammouchi s’attaque à la corruption

Abdellatif Hammouchi, patron du pôle DGSN-DGST. . DR

Revue de presseKiosque360. Après avoir remporté plusieurs batailles dans la guerre contre le terrorisme, Abdellatif Hammouchi s’attaque à un autre fléau, la corruption. La guerre vient à peine d’être lancée et l’opération «mains propres» est partie pour durer.

Le 06/09/2020 à 19h48

Le directeur général de la DGSN, Abdellatif Hammouchi, vient de lancer une «opération mains propres» ciblant les «antres de la rente» et des «caisses noires» dont bénéficiait une mafia organisée qui compte sur l’appui de hauts responsables. Ces derniers assurent protection et impunité contre d’importantes sommes d’argent. C’est une opération à la fois inédite et audacieuse que mène le patron de la DGSN, puisqu'aucun responsable sécuritaire avant lui n’avait osé s’aventurer sur ce territoire, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 7 septembre. La dernière opération baptisée «Bacchus» en atteste largement.

Et ce n’est que le début d’un processus qui devrait s’étendre à plusieurs autres citadelles de la corruption, poursuit le quotidien. Un processus mené de main ferme par un homme qui a toute la carrure d’un «véritable héros national», affirme Assabah. Abdellatif Hammouchi, après avoir gagné la guerre contre le terrorisme, s’attaque ainsi à la corruption, faisant tomber les citadelles d’une mafia dont les ramifications s’étendent jusqu’au corps de sécurité. Le directeur général de la DGSN n’a d’ailleurs pas hésité à renvoyer plusieurs hauts responsables de cette institution, dans au moins sept villes.

Ainsi, poursuit Assabah, dans le cadre de cette dernière opération, la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a ouvert, en coordination avec les services de la police judiciaire de Casablanca, Khouribga, Oued Zem et Béni Mellal, des enquêtes préliminaires sous la supervisions des parquets compétents, sur les actes et les infractions attribués aux gérants de commerces de boissons alcoolisées. Ces derniers sont soupçonnés de possession de produits périmés et d'autres d'origine étrangère soumis à une justification d'origine et ne portant pas de vignettes fiscales.

Ces interventions, souligne le quotidien, se sont soldées par la saisie d’environ un million de bouteilles de boissons alcoolisées de contrebande, de plus de 200.000 vignettes fiscales que des employés collaient sur certaines marchandises saisies, ainsi que d'une somme d'argent estimée à 9,23 millions de dirhams. Et, d’après Assabah, ce n’est qu’un début. Ce qui fait dire au quotidien Al Ahdath Al Maghribia qu’Abdellatif Hammouchi est devenu à l’élément incontournable dans l’équation de la lutte contre la corruption. Le quotidien, qui consacre à ce sujet l’édito de son édition du lundi 7 septembre, assure que, grâce à cet homme, nous sommes au cœur d’une bataille dont peu de gens connaissent la véritable valeur, l'envergure et les retombées exactes.

C’est une réalité que nous devons crier haut et fort, car les gens doivent comprendre qu’il y a une bataille qui fait rage entre ceux qui portent ce pays dans leur cœur et ceux qui ne pensent qu’au profit qu’ils peuvent en tirer, souligne le quotidien. Au Maroc, nous avons la chance de ne pas tous être des corrompus ou des corrupteurs, poursuit l’éditorialiste d’Al Ahdath Al Maghribia. Il y a, en effet, parmi nous, des Marocains qui ont reçu toute leur instruction à l’école publique, qui ont gravi les échelons jusqu’à atteindre les sommets de la hiérarchie dans leurs fonctions, et qui se sont toujours sentis redevables à ce pays pour tout ce qu’il leur a donné. Ils savent séparer le bon grain de l’ivraie et ils sont surtout capables de choisir leur pays, le Maroc, dans les moments cruciaux. Abdellatif Hammouchi fait partie de ces hommes, souligne le quotidien.

Armé de directives royales, il entame aujourd’hui cette bataille contre la corruption sans se soucier de qui est derrière qui, ni de qui protège qui. A tous ceux qui se disent puissants ou protégés par des gens influents et encore plus puissants, ceux qui se croient «intouchables», il a choisi de répondre avec le seul langage qu’il connaît, celui de l’engagement pour son pays. Il a donc décidé de leur livrer bataille. Une bataille dont il sortira certainement vainqueur. Et, avec lui, le pays tout entier.

Par Amyne Asmlal
Le 06/09/2020 à 19h48