Aïd Al-Adha 2026: un marché du sacrifice équilibré cette année

Dans un marché de moutons à Casablanca. (A. Gadrouz / Le360)

Revue de presseLe marché du sacrifice de moutons semble être, cette année, marqué par une offre globalement satisfaisante et des prix relativement accessibles. Mais, les «chenaqa» et autres intermédiaires pourraient fausser la donne. Les détails dans cette revue de presse qui provient du quotidien Assabah.

Le 01/04/2026 à 19h14

À moins de deux mois de la fête du sacrifice, les prix des ovins et des caprins destinés à l’abattage de l’Aïd Al-Adha ont connu une tendance baissière dans les souks hebdomadaires. Mais, en dépit de cette tendance, l’offre globalement satisfaisante était couplée à une demande en recul, fait remarquer le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 2 avril.

Et le quotidien de souligner que «les prix des moutons étaient relativement bas, ce qui pourrait encourager les ménages à acquérir leur bête de sacrifice dans les prochaines semaines avant la flambée des cornes qui ponctuent généralement les souks pendant le dernier virage de la fête de l’Aïd Al-Adha».

Aujourd’hui, indique la même source, «le prix du mouton oscille entre 1.500 et 5.000 dirhams, soit une baisse qui varie entre 1.000 et 1.200 dirhams comparativement à la semaine précédant la dernière fête du sacrifice».

D’après cette même source, le mouton sacrifié l’année dernière à 5.000 dirhams coûte aujourd’hui entre 3.800 et 4.000 dirhams, alors que celui qui a été cédé à un prix oscillant entre 4.000 et 4.500 dirhams pourrait être acheté à un prix variant entre 3.000 et 3.500 dirhams. L’offre présentée aujourd’hui, poursuit le quotidien, comprend également des moutons dont les prix oscillent entre 1.500 et 3.000 dirhams, ce qui répondra à la demande des familles modestes.

Pour une famille de la classe moyenne, les mêmes sources estiment que le prix de la bête du sacrifice pourrait osciller entre 3.000 et 4.000 dirhams, alors que l’offre de moutons destinée aux familles aisées est d’environ 5.000 dirhams et plus. Cet état des lieux et des prix, indique la même source, est suivi par des «chenaqa» et autres intermédiaires qui guettent l’occasion pour intervenir dans les circuits et provoquer une hausse des prix. Mais, fait remarquer la source, ces derniers seraient hésitants et craignent surtout les scénariis de ces dernières années, ayant provoqué la colère des consommateurs.

Par La Rédaction
Le 01/04/2026 à 19h14