Affaire Jacques Bouthier: au Maroc, cinq personnes, dont deux femmes, placées en détention

Un individu derrière les barreaux d'une prison. . DR

Revue de presseKiosque360. Après six plaintes déposées auprès des autorités, le parquet général a décidé de poursuivre en état d’arrestation cinq individus, dont deux femmes, pour leur implication présumée dans le réseau sexuel de Jacques Bouthier à Tanger. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 07/07/2022 à 23h00

En début de semaine, le parquet général de Tanger a décidé d’interroger cinq individus dont les noms ont été évoqués dans plusieurs vidéos et dans des plaintes déposées dans le cadre de l’affaire relative au réseau sexuel de Jacques Bouthier qui s’étend de la France au Maroc, rapporte le quotidien Al Akhbar dans sa livraison du 8 juillet.

Cet ancien dirigeant d’Assu 2000, un groupe d’assurance français rebaptisé “Vilavi”, a été mis en examen le 21 mai dernier à Paris et incarcéré pour “viols sur mineure”, “recours à la prostitution d’un mineur de 15 ans”, “traite des êtres humains à l’égard de mineurs” et “détention d’images pédopornographiques”.

Après l’interrogatoire, les cinq individus ont été placés en détention préventive à la prison de Tanger. Ils sont poursuivis en état d’arrestation pour leur implication présumée dans “le recrutement des victimes sexuelles de Jacques Bouthier parmi les employées du centre d’appel de l’antenne tangéroise du groupe d’assurance français”, précise le journal.

Parmi les individus poursuivis en état d’arrestation, deux femmes dont les noms ont été cités dans les différentes plaintes déposées. D’après le quotidien Al Akhbar, ces deux femmes placées en détention préventive seraient impliquées de façon directe dans l’exploitation sexuelle à Tanger dont elles sont accusées.

Pour rappel, les autorités locales avaient reçu six plaintes de victimes marocaines de l’ancien PDG de “Vilavi”, qui dispose d’une antenne dans la ville du Détroit. L’une des plaignantes avait d’ailleurs témoigné à visage découvert lors d’une conférence organisée par l’Association marocaine des droits des victimes.

Lors de la rencontre tenue mi-juin, cette plaignante avait confié qu’elle était victime de harcèlements sexuels, tout en assurant qu’elle disposait de preuves suffisantes pour inculper Jacques Bouthier, grâce notamment aux conversations téléphoniques et celles effectuées sur les réseaux sociaux.

Par Khalil Rachdi
Le 07/07/2022 à 23h00