Nizar Baraka fixe les contours du futur gouvernement et insiste sur la moralisation de la vie politique

Nizar Baraka, ministre de l'Equipement et de l'Eau.

Revue de presseNizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, mais aussi secrétaire général du parti de l’Istiqlal, est pratiquement le seul ministre qui profite toujours de ses activités gouvernementales à l’intérieur du pays pour réunir les militants de son parti dans la région visitée. Récemment à Khénifra, il a profité de cette double activité, gouvernementale et partisane, pour décliner sa vision des contours du gouvernement post-législatives de septembre 2026. Se projette-t-il ainsi comme prochain chef de ce gouvernement, qu’il appelle, non pas du Mondial, mais de la mise en œuvre du Plan d’autonomie au Sahara marocain. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 10/03/2026 à 21h22

Nizar Baraka, l’un des potentiels candidats pour diriger le gouvernement à l’issue des élections législatives de l’automne prochain, joue cartes sur table et dévoile ses prétentions de futur chef de gouvernement. Selon le quotidien arabophone Assabah, daté du 11 mars, le SG du parti de l’Istiqlal, actuel ministre de l’Équipement et de l’Eau, a rencontré, dimanche dernier, en marge d’une activité gouvernementale consacrée à la situation hydrique à Khénifra, les militants locaux de son parti.

Mine de rien, Nizar Baraka leur a décliné comment il conçoit les contours du gouvernement 2026-2031. Ce gouvernement doit répondre à deux conditions principales, à savoir la crédibilité et la compétence des femmes et hommes le formant. Cela veut-il dire que les membres de l’actuel gouvernement sortant ne répondent pas à ces qualités de crédibilité et de compétence?

Il n’empêche que Baraka précise que le futur gouvernement doit faire face à d’importants défis, car il doit surtout gérer la mise en œuvre du Plan d’autonomie au Sahara marocain. Il a ajouté que l’actuel gouvernement est celui du Mondial parce qu’il a piloté l’essentiel des chantiers et équipements liés à l’organisation de cet événement prévu en 2030.

Le futur gouvernement sera également appelé à tracer les contours du «Maroc à vitesse unique», en application des orientations royales visant la réduction des disparités spatiales, la promotion des jeunes, l’élargissement et le renforcement de la classe moyenne.

Sur les plans régional et international, Nizar Baraka estime que le futur gouvernement est appelé à consolider la place du Maroc en tant que force régionale au regard des évolutions actuelles, mais aussi de la stabilité et de l’attractivité dont jouit le Maroc en tant que plateforme industrielle, commerciale et pôle des investissements.

Mais pour parvenir à ce futur gouvernement dont il a brossé certains contours, Nizar Baraka a sorti l’arme de la moralisation de la vie politique et des élections. Il a ainsi appelé les militantes et militants du parti de la balance à faire preuve de transparence et de crédibilité dans le choix des futurs candidats du parti, qui doivent être puisés parmi l’élite locale et qui doivent être compétents et aptes à gérer les affaires publiques, suivant les principes de reddition des comptes et de proximité des citoyens. Seul bémol, note Assabah, «la présence au sein de cet auditoire partisan d’un parlementaire istiqlalien, élu de Khénifra, condamné à 5 ans de prison, ce qui contraste avec le discours moralisateur de Nizar Baraka».

Par Le360
Le 10/03/2026 à 21h22