Loi sur les avocats: le ministre Ouahbi se dit prêt au dialogue

Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice

Revue de presseLe projet de loi régissant la profession d’avocat demeure d’une actualité brûlante sur le devant de la scène législative, médiatique, politique et polémique. Le ministre de tutelle tempère et ouvre la voie du dialogue, mais les professionnels appellent à l’escalade, fait remarquer le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 21/01/2026 à 20h50

Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est dit prêt au dialogue sur le projet de loi régissant la profession d’avocat, soulignant que «la porte de son département reste ouverte pour accueillir les avocats et débattre des articles que rejettent les porteurs de la Toge noire».

Et ce, a-t-il déclaré au quotidien Assabah dans son édition du jeudi 22 janvier, «à travers la présentation d’un mémorandum détaillé au lieu de généraliser les critiques et l’appel au retrait du projet du circuit législatif au Parlement».

L’Association nationale des barreaux du Maroc, rappelle le quotidien, s’en était prise aux dispositions du projet de loi régissant la profession d’avocat, en soulignant «la nécessité de protéger la Défense contre toute forme d’abus».

Ce faisant, le bureau de l’Association nationale des barreaux du Maroc continue de mettre en application les formes de protestation qu’il avait retenues lors de sa réunion du 9 janvier dernier à Rabat, avec un ajustement en ce qui concerne la suspension des services professionnels pendant toute une semaine à partir de lundi prochain.

À ce propos, l’Association nationale des barreaux du Maroc a appelé l’ensemble des avocats «à prendre les dispositions nécessaires au niveau de leur cabinet afin de concrétiser la décision de grève générale et de participer massivement au sit-in prévu le 6 février devant le siège du Parlement à Rabat».

L’Association nationale des barreaux du Maroc, qui s’oppose fermement au projet de loi n°66-23, souligne que «les avocates et les avocats du Maroc ne seraient pas concernés par une loi qui sape en profondeur les constantes de leur profession». L’affaire de ce bras de fer a pris une dimension internationale avec le refus du projet en question par la Conférence internationale des Barreaux (CIB), qui regroupe 42 pays, indique le quotidien.

Par ailleurs, poursuit le quotidien, le projet de loi n°16.22 relatif à l’organisation de la profession d’Adoul demeure également au cœur des débats. À ce propos, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, s’est dit aussi prêt au dialogue en vue de «revoir certains articles et les amender en coordination avec l’instance représentative de la profession et les groupes parlementaires au niveau de la Commission de la justice, de la législation, des droits de l’Homme et des libertés à la Chambre des Représentants».

Par La Rédaction
Le 21/01/2026 à 20h50