Aide aux transporteurs: une décision qui divise la majorité

Lors de la réunion du Conseil de gouvernement, le jeudi 30 janvier 2026.

Revue de presseLes divergences s’accentuent de plus en plus entre le Rassemblement national des indépendants (RNI), le parti Authenticité et modernité (PAM) et le parti de l’Istiqlal (PI), composant la majorité gouvernementale. Voici les causes de ces divergences dans cette revue de presse, tirée du quotidien Assabah.

Le 25/03/2026 à 20h15

La coalition gouvernementale, composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du parti Authenticité et modernité (PAM) et du parti de l’Istiqlal (PI), serait secouée par des dysfonctionnements de coordination et des défaillances communicationnelles.

En effet, des décisions politiques et sociales importantes sont prises par des instances gouvernementales sans aucune coordination préalable entre les composantes de la majorité.

D’après les sources du quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du jeudi 26 mars, «la décision de réactiver l’opération d’aide exceptionnelle en faveur des professionnels du transport de personnes et de marchandises aurait été prise sans concertation préalable au sein de la majorité».

L’annonce de la décision a été effectuée à l’issue de la réunion ministérielle consacrée à l’examen du nouveau dispositif d’aide aux transporteurs, tenue le 17 mars 2026 à Rabat, en présence du ministre de l’Intérieur et de la ministre de l’Économie et des Finances, indiquent les mêmes sources.

Et de constater dans ce cadre «l’absence du ministre istiqlalien, Abdessamad Kayouh, qui dirige le département de tutelle, à savoir le Transport et la Logistique». Ce département, fait remarquer la même source, s’est contenté par la suite de rendre public le communiqué appelant les professionnels du transport concernés à s’inscrire sur la plateforme consacrée par le gouvernement à cette fin.

Dans ce sillage, poursuit le quotidien, des leaders istiqlaliens ont considéré que «ce qui s’est passé serait lié au registre des carburants dans le cadre d’une politique visant à maintenir la main sur les dossiers sensibles». Autant dire que la coordination et l’action commune ne constituent plus les modalités de fonctionnement entre les différentes institutions gouvernementales, parlementaires et partisanes.

Le fichier des carburants et sa gestion pendant le virage de la crise, en écartant l’option du plafonnement des prix au moment où le pouvoir d’achat est sérieusement impacté par l’inflation, auraient accentué les divergences. La majorité gouvernementale n’a pas pu tenir de réunion pour aborder les préparatifs relatifs aux prochaines élections législatives.

Par La Rédaction
Le 25/03/2026 à 20h15