Soupçons de peste pulmonaire en Russie: aucune pathologie infectieuse détectée après l’analyse de tous les cas contacts

Une technicienne de laboratoire. (Photo d'illustration)

Les autorités russes ont affirmé jeudi qu’«aucune pathologie infectieuse» n’avait été détectée à l’issue de la surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec une laborantine travaillant sur la peste en Sibérie, morte d’une «pneumonie».

Le 09/10/2026 à 08h35

«La surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté», a annoncé sur la messagerie Max Igor Kobzev, le gouverneur de la région d’Irkoutsk où était employée la laborantine.

Selon lui, près de 5.000 analyses de laboratoire ont été effectuées et «n’ont révélé la présence d’aucun micro-organisme pathogène dangereux».

La mort de cette technicienne de laboratoire, qui travaillait pour l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie, avait été annoncée vendredi. L’affaire a suscité des craintes d’une infection par cette maladie et des appels à la transparence.

Une infection d’origine strictement communautaire

Confirmant des informations précédemment fournies, M. Kobzev a affirmé jeudi que la jeune femme était morte d’une «pneumonie contractée en communauté», c’est-à-dire en dehors du laboratoire où elle était employée.

Il a en outre souligné que la laborantine «avait été vaccinée et disposait d’une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait» et qu’elle agissait dans le «respect des mesures de contrôle requises au cours de la manipulation de micro-organismes pathogènes».

«Aucune situation d’urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n’a été constatée au sein de l’institut», a-t-il encore dit.

Le président américain Donald Trump a été interrogé mercredi à la Maison blanche sur l’hypothèse d’un incident lié à une arme biologique. «Nous allons le savoir très bientôt mais nous ne pensons pas», a-t-il dit, ajoutant, à propos des autorités russes: «Ils disent que la situation est tout à fait sous contrôle.» Il avait affirmé mardi qu’une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine était prévue pour évoquer cette situation.

«Il incombe à la Russie de partager davantage d’informations sur ce qui s’est passé», avait indiqué mardi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, soulignant que toute infection en laboratoire inquiétait d’autant plus depuis la pandémie de Covid-19.

La porte-parole de la Commission européenne Eva Hrncirova a elle aussi réclamé à la Russie des informations rapides et transparentes. Et Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’OMS, a appelé à faire la lumière «sur les informations dans les médias faisant état d’un second employé atteint d’une pneumonie d’origine indéterminée».

Mardi, l’OMS avait estimé que le risque était a priori faible pour la Russie et très faible pour l’Europe.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait quant à lui affirmé mercredi que la grande majorité des informations parues dans des médias sur la mort de cette femme étaient fausses.

L’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor avait précédemment assuré que les analyses post-mortem réalisées sur la laborantine permettaient de conclure qu’elle était morte d’une pneumonie à l’origine indéterminée.

La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n’est pas traitée rapidement, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Par Le360 (avec AFP)
Le 09/10/2026 à 08h35