Donald Trump présente le nouveau Conseil de paix à Davos

Le président américain Donald Trump lors de l'une de ses interventions au Forum économique mondial à Davos en 2026. (Photo AP)

Donald Trump dévoile le nouveau Conseil de paix et s’entretient avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, jeudi à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland en annonçant un «futur accord» avec le Danemark.

Le 22/01/2026 à 06h30

Après des semaines de déclarations plus dures les unes que les autres, le président américain a subitement annoncé mercredi soir dans la station huppée des Alpes suisses, où il participe à la réunion du Forum économique mondial, «le cadre d’un futur accord» sur le Groenland. Il a aussi levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, il doit participer à 09H30 GMT à la cérémonie de signature de la charte fondatrice d’un Conseil de paix à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’Organisation des nations unies.

Il avait initialement été conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de charte prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d’entrée à un milliard

Le ticket d’entrée est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l’invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait lui seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été «chargé d’étudier» la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu’il avait accepté de siéger.

Des alliés clés des États-Unis, notamment la France et le Royaume-Uni, ont exprimé leur scepticisme face au Conseil de paix. Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l’Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s’y rallier, dont le Royaume du Maroc, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l’administration Trump aux journalistes.

«Je pense que c’est le meilleur conseil jamais formé», s’est vanté Donald Trump mercredi lors d’une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l’invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu’il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky

L’invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des États-Unis, notamment l’Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement du Conseil de paix.

À Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l’Ukraine seraient «stupides» de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu’il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d’un accord, une affirmation qu’il a souvent répétée même s’il a alternativement blâmé l’un ou l’autre pour l’absence de cessez-le-feu.

Réticent de longue date à fournir de l’aide à l’Ukraine, Donald Trump a jugé mercredi à Davos que c’était à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et à l’Europe de «s’occuper de l’Ukraine», et pas aux États-Unis.

L’émissaire américain Steve Witkoff doit cependant partir de Davos pour se rendre à Moscou jeudi, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s’était dit «inquiet» mardi d’une perte d’attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s’emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l’Otan, Mark Rutte, «le cadre d’un futur accord concernant le Groenland».

Il y a «encore beaucoup de travail à faire» pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l’AFP M. Rutte.

Par Le360 (avec AFP)
Le 22/01/2026 à 06h30