Plusieurs établissements d’enseignement privé ont commencé à appliquer de nouvelles hausses des frais d’inscription pour la prochaine année scolaire, suscitant une vague de mécontentement parmi les parents d’élèves, qui y voient une charge supplémentaire dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et l’augmentation des dépenses liées à la scolarité.
Faisant siennes des informations relayées par des associations de parents d’élèves, le quotidien Al Akhbar rapporte dans son édition du mercredi 11 mars que certaines écoles privées ont déjà informé les familles de ces augmentations. Dans plusieurs cas, les frais d’inscription auraient été relevés de 500 à 1.500 dirhams, tandis que dans certains établissements, notamment ceux proposant des services éducatifs complémentaires ou des programmes internationaux, les hausses seraient encore plus importantes.
Plusieurs parents affirment que les directions d’établissements ont commencé à envoyer des notifications aux familles ou à les informer de ces nouveaux tarifs au moment de la réinscription des élèves. Cette situation relance le débat récurrent sur l’absence de règles claires encadrant les frais de scolarité dans le secteur privé, laissant aux établissements une large marge de manœuvre pour fixer leurs tarifs de manière quasi autonome.
Cités par Al Akhbar, des observateurs du secteur éducatif soulignent que les frais d’inscription dans de nombreuses écoles privées représentent désormais un poids financier considérable pour les ménages. À ces coûts s’ajoutent en effet d’autres dépenses liées à la scolarité, telles que les mensualités de scolarité, les frais de transport scolaire, l’assurance, les activités parascolaires, ainsi que le coût des manuels et des fournitures scolaires.
Dans ce contexte, certaines associations de parents d’élèves ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’elles qualifient d’augmentations «non justifiées». Elles estiment que certains établissements appliquent des hausses annuelles récurrentes sans fournir d’explications suffisantes quant à leurs raisons ni quant à leur impact réel sur la qualité de l’enseignement et des services proposés aux élèves.
«De leur côté, certaines directions d’établissements privés justifient ces augmentations par la hausse des coûts de fonctionnement, notamment les salaires du personnel pédagogique et administratif, les dépenses d’entretien et d’équipement, ainsi que l’impact de l’inflation et de l’augmentation des prix de nombreux services et fournitures nécessaires au bon déroulement de l’activité éducative», note le quotidien.
Cette controverse intervient alors que le ministère de l’Éducation nationale rappelle la nécessité pour les établissements privés de respecter les dispositions légales régissant leurs relations avec les familles, notamment l’obligation d’établir des contrats écrits précisant clairement l’ensemble des frais et des services proposés, ainsi que l’interdiction de modifier ces frais en cours d’année scolaire.







