La hausse des prix des légumes et des fruits, observée pendant ces jours du mois sacré du Ramadan dans les souks et plusieurs marchés, serait provoquée par la multiplication des intermédiaires et leurs pratiques qui interpellent à plus d’un titre dans certains cas.
«C’est du moins ce que laissent entendre les déclarations des agriculteurs qui affirment qu’ils cédaient leurs marchandises à des prix raisonnables à la ferme ou aux marchés de gros», rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du mardi 10 mars. Ce qui soulève des interrogations à propos des prix pratiqués au bout de la chaîne auprès des consommateurs.
«Le parent pauvre dans tout le circuit serait l’agriculteur qui se trouve souvent dans l’obligation de céder ses produits à des prix généralement bas, à cause des problèmes liés à leur stockage ou aux difficultés de leur acheminement directement aux marchés de gros», résume le quotidien.
C’est ce que mettent à profit les intermédiaires pour intervenir dans le circuit et élargir leurs marges de bénéfice entre la ferme et l’assiette du consommateur, font remarquer les mêmes sources. En plus de cette problématique, poursuit le quotidien, la gestion archaïque dans la plupart des cas aux marchés de gros complète le reste.
C’est pourquoi de plus en plus de professionnels appellent à réformer les espaces de vente en gros pour moderniser les circuits de distribution et de commercialisation afin de réduire les marges entre la ferme et les consommateurs.
Ces derniers, à leur tour, ne cessent de protester contre ces multiples facteurs qui provoquent la flambée des prix et appellent à plus de contrôle au niveau des chaînes de distribution et d’intermédiation afin d’établir un équilibre entre les intérêts de l’agriculteur, ceux du commerçant et les attentes du consommateur.








