Espagne: 17.800 saisonnières marocaines attendues à Huelva pour la cueillette de fruits rouges

Des travailleuses agricoles saisonnières à Huelva, au sud de l'Espagne.

Des travailleuses agricoles saisonnières cueillent des fraises cultivées sous serre, et les disposent dans des barquettes à Huelva, dans le sud de l'Espagne.. AFP or licensors

Revue de pressePrès de 420 cueilleuses de fruits rouges viennent d’arriver à Huelva en Espagne, suivies par des centaines d’autres dans les prochains jours. Au total, 17.800 travailleuses marocaines seront mobilisées cette saison, via le programme GECCO, sous un cadre renforcé de protection et d’encadrement. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 14/01/2026 à 17h36

Près de 420 saisonnières spécialisées dans la cueillette de fruits rouges viennent de rejoindre la province de Huelva, en Espagne. Elles sont les premières d’un flux attendu de 600 arrivées dans les tout prochains jours. Cette vague s’inscrit dans le cadre du programme GECCO, autorisé par les autorités espagnoles spécifiquement pour cette récolte à Huelva, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 15 janvier. Au total, près de 17.800 travailleuses marocaines devraient être mobilisées cette saison, ce qui est le plus important recrutement jamais opéré via ce dispositif.

Une source informée souligne que la majorité de ces femmes possèdent une expérience préalable significative dans les exploitations agricoles espagnoles. Cette connaissance pratique, tout comme leur discipline, leur respect des règlements en vigueur et leur engagement contractuel à retourner dans leur pays d’origine, est désormais un critère déterminant dans le processus de sélection.

Les prévisions tablent sur l’arrivée de 21.500 «femmes de fraises», dont 17.000 Marocaines, le reste étant issu de neuf autres nationalités. Ce nombre est en hausse de 4.500 personnes comparativement à l’année précédente. Malgré cette augmentation, de nombreux agriculteurs de la région estiment que ces effectifs restent insuffisants et ne garantissent pas un plein succès à cette récolte.

L’organisation professionnelle Asaja-Huelva, qui supervise ce processus, affirme veiller à ce que l’arrivée de cette main-d’œuvre saisonnière soit une «opération organisée et efficace». Cette gestion couvre la sélection dans les pays d’origine, la logistique du recrutement, ainsi qu’un accompagnement et des conseils durant le séjour des travailleuses. Pour fluidifier les échanges, un médiateur hispano-marocain a été intégré à l’équipe opérationnelle.

Historiquement, les Marocaines forment la pierre angulaire de la récolte des fraises à Huelva, malgré des crises passées et des plaintes déposées pour des agressions et harcèlements présumés. La situation s’est apaisée avec l’adoption de cadres juridiques renforcés et la mise en place d’une surveillance stricte, visant notamment à protéger les travailleuses. Parallèlement, des associations et ONG leur apportent désormais un soutien, certaines œuvrant au développement de projets générateurs de revenus dans leur pays d’origine, indique Al Ahdath Al Maghribia. Enfin, le programme GECCO permet une certaine pérennité: les saisonniers ayant œuvré sur deux saisons consécutives peuvent prétendre à quatre saisons de travail, avec la possibilité de renouvellements ultérieurs.

Par Hassan Benadad
Le 14/01/2026 à 17h36