Alors que le projet de loi encadrant la profession d’avocat est actuellement soumis à l’examen de la Cour constitutionnelle, l’Association des barreaux du Maroc a annoncé, ce lundi 20 juillet, la poursuite de la grève générale illimitée entamée il y a cinq semaines.
En maintenant ce mouvement de grève, qui continue de perturber le fonctionnement des juridictions et de pénaliser des milliers de justiciables, en particulier les plus modestes, les avocats entendent accentuer la pression sur le gouvernement et le ministère de la Justice afin d’obtenir une révision des dispositions qu’ils contestent.
Les professionnels dénoncent un projet de loi qui, selon eux, porte atteinte à l’indépendance de la profession. Ils reprochent notamment au ministère de la Justice, dirigé par Abdellatif Ouahbi, d’accroître les prérogatives de son département au détriment de l’autonomie des barreaux. Parmi les dispositions les plus controversées figure également le recours à la Cour des comptes pour le contrôle des fonds des ordres des avocats, une mesure que la profession rejette fermement.
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Dans son communiqué, le bureau de l’Association des barreaux du Maroc rappelle que la saisine de la Cour constitutionnelle constitue une étape institutionnelle prévue par le processus constitutionnel. Il réaffirme toutefois les positions déjà exprimées par la profession, estimant que «la crise provoquée par ce projet de loi est avant tout une crise de méthode, marquée par le non-respect des principes de la démocratie participative».
L’Association décide ainsi de maintenir la suspension totale de l’ensemble des prestations professionnelles jusqu’à nouvel ordre. Elle confirme également la suspension de la participation au régime de l’assistance judiciaire, sous toutes ses formes, tout en appelant à la poursuite de toutes les formes de mobilisation, qu’elles soient syndicales, institutionnelles, juridiques, nationales ou internationales.
Le bureau de l’Association a, enfin, salué la mobilisation des avocats depuis le début du mouvement et les a appelés à poursuivre leur engagement dans le respect des décisions prises par leurs instances professionnelles.




