Chabat met au défi l’intérieur de produire les dossiers qui l’accablent

Le360

Revue de presseKiosque360. L’ancien maire de Fès n’a toujours pas digéré d'être accusé de faire du chantage à l’Etat et demande au ministère de l’Intérieur de sortir tous les dossiers qui l’accablent. Devant un rassemblement populaire à Fès, il s'en est pris au nouveau maire, au wali et au président de la région.

Le 23/04/2016 à 00h16

Cinq mois après sa défaite retentissante à Fès, Hamid Chabat tente de récupérer son fief électoral. C’est ce qui ressort d’un meeting politique organisé, jeudi, par l’ancien maire de la ville, explique le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition des 23 et 24 avril.

En principe, le chef de file de l’Istiqlal a organisé ce rassemblement pour faire le bilan de ses deux mandats de gestion de la ville. Mais il a profité de l’occasion pour régler ses comptes avec tout le monde, en commençant par l’actuel maire, le ministre PJD chargé du Budget, dont il relativise les efforts de gestion, mais également avec le président du conseil de la Région Fès-Meknès, Mohand Laenser, SG du MP, sans oublier le wali de la Région. Le ministère de l’Intérieur en a eu également pour son grade.

En effet, Hamid Chabat n’a jamais pardonné au titulaire de ce département de l’avoir accusé, au cours d’un Conseil de gouvernement, d’avoir fait du chantage à l’Etat au lendemain de sa défaite électorale. Hamid Chabat s’est ainsi adressé directement aux responsables du ministère de l’Intérieur en leur demandant des preuves de ce qui a été avancé au cours de ce Conseil de gouvernement.

«Chaque fois que nos avis divergent, le ministère de l’Intérieur rétorque en affirmant qu’il détient des dossiers contre moi. Je le mets au défi de sortir ces dossiers pour en finir une fois pour toutes», affirme Hamid Chabat, cité par le quotidien. Et selon la même source, il a ajouté: «Nous sommes ici et nous y resterons. L’Istiqlal a 100 têtes, vous en coupez une, il en pousse une autre».

Sur un autre registre, l’ancien maire de Fès affirme qu’il a légué à son successeur une situation plutôt confortable. La ville de Fès tourne actuellement, affirme-t-il, avec un budget de plus de 800 MDH alors qu’en 2003, lorsque Hamid Chabat a pris en main la gestion, son budget ne dépassait guère 400 MDH.

Aujourd’hui, la ville est suffisamment dotée en voiries de qualité, elle est équipée en espaces verts et en éclairage public, et possède une décharge aux normes internationales, poursuit Chabat. C’est pour cela que l’actuel maire, dit-il, ne devrait pas avancer comme prétexte les dettes héritées de l’ancienne équipe pour justifier un éventuel échec de son programme de développement.

Et pour finir, Hamid Chabat a assuré qu’il avait toujours tenu à être disponible pour régler les affaires, dont certaines urgentes, de ses administrés. Et il lui arrive même d’arrêter sa voiture en pleine rue, à chaque fois qu’il est sollicité, pour signer une autorisation pour ne pas alourdir les procédures et retarder les affaires des citoyens.

Par Amyne Asmlal
Le 23/04/2016 à 00h16