Taxis: à Agadir, les professionnels se disent «optimistes» face à la réforme proposée par Laftit

Mhand Oubarka / Le360

Les professionnels du transport de voyageurs par taxis ont accueilli favorablement la nouvelle circulaire du ministère de l’Intérieur fixant de nouvelles conditions pour l’accès et l’exercice de la profession. Reportage.

Le 07/05/2022 à 19h19

«Nous sommes optimistes. Les mesures apportées par la circulaire du ministre de l’Intérieur arrivent à point nommé pour combler le vide juridique qui porte préjudice à l’image de la profession et à la qualité des prestations», soutient Larbi Ahoular, secrétaire général du bureau syndical des chauffeurs de taxis de la région Souss-Massa.

«La balle est désormais dans le camp des walis et gouverneurs pour prendre les mesures qui s’imposent et barrer la route aux intermédiaires qui plombent le prix des agréments», a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez Hassan Aboulmahassine, secrétaire général du Syndicat démocratique des transports (section taxis) au niveau de la région Souss-Massa: «Nous saluons l’initiative du ministère de l’Intérieur, qui va permettre d’ouvrir de nouveaux horizons à notre secteur d’activité. Cependant, nous avons quelques réserves concernant l’application de la circulaire et c’est la raison pour laquelle nous demandons aux autorités locales d’organiser une réunion pour faire entendre la voix des conducteurs de taxis.»

Le ministère de l’Intérieur a adressé récemment une circulaire aux autorités locales, les walis et les gouverneurs en l’occurrence, édictant de nouveaux critères et conditions pour l’exploitation des agréments de taxis.

Ainsi, selon la nouvelle réforme, seuls les conducteurs professionnels, titulaires d’un permis de confiance et de la carte de conducteur professionnel, sont désormais habilités à conclure des contrats de délégation de permis d’exploitation des taxis avec les bénéficiaires des agréments. Les contrats conclus avec les non-professionnels ne devront pas être renouvelés, stipule la circulaire du ministère de l’Intérieur.

Selon ce document, les exploitants sont également dans l’obligation de déclarer les noms des conducteurs auprès des autorités provinciales. De plus, des contrats standards sont prévus pour encadrer les relations entre l’exploitant de l’agrément et le conducteur du taxi.

Autre mesure tout aussi importante annoncée par le ministère de l’Intérieur: la limitation du nombre d’agréments exploités par les personnes physiques à un seul. Au-delà, l’intéressé est tenu de constituer une entreprise ou de former avec d’autres partenaires une coopérative. Une période transitoire d’une durée d’une année sera toutefois accordée aux exploitants actuels afin de leur permettre de régulariser leur situation.

Par M'hand Oubarka
Le 07/05/2022 à 19h19