Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, a confirmé devant le Parlement que la nouvelle station de dessalement d’eau de mer de Casablanca sera effectivement opérationnelle en février 2027.
Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre, qui dirige également le parti de l’Istiqlal, membre de la majorité, a aussi évoqué le début des travaux, vers la fin de l’année 2026, de l’autoroute de l’eau entre le Bouregreg et le bassin de l’Oum Er-Rbia. Il s’agit de la deuxième infrastructure de ce type au Maroc, après celle reliant l’Oued Sebou au barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah de Rabat.
«Grâce à la stratégie du roi Mohammed VI en matière hydrique, le Royaume vise à assurer dans les prochaines années un taux de 100% pour la population et un autre de 80% pour l’irrigation», a répondu le ministre à une question d’un député. Il a ajouté que le pays a édifié de nombreux barrages, dont 14 sont en cours de réalisation et 8 déjà opérationnels.
Avec une année 2026 très pluvieuse, le Maroc, a affirmé Nizar Baraka, dispose d’un stock hydrique de 26 milliards de mètres cubes, devant lui «assurer deux ans de consommation» en eau potable et en irrigation.
À propos de l’eau potable, le ministre s’est félicité de la suppression de la TVA au profit des consommateurs par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).
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Nizar Baraka ne s’est toutefois pas limité aux aspects positifs de ses programmes. Il a également cité plusieurs problématiques, dont les plus importantes concernent les fuites d’eau dues aux «vieilles canalisations» et «l’envasement des barrages».
Le premier problème devrait être traité dans le cadre des sociétés régionales multiservices et de la régionalisation avancée, tandis que le second fera l’objet d’une intervention de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), à travers son plan de reboisement des zones situées autour des barrages.
Pour sa part, le député istiqlalien de Tétouan, Moncef Toub, a salué le bilan «honorable» du ministre, estimant que les chiffres parlent pour lui. Prenant l’exemple des stations de dessalement de l’eau de mer, il a affirmé que le gouvernement précédent avait passé deux mandats durant lesquels il était prévu de réaliser 12 stations sur une période de 12 ans, «mais aucune n’a été construite».
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Or, a ajouté le député, durant ce seul mandat, le ministre Nizar Baraka a réussi «à concrétiser un grand nombre de stations».
Entre dessalement, barrages, autoroutes de l’eau et lutte contre les fuites, le gouvernement met en avant une stratégie hydrique destinée à sécuriser l’approvisionnement du pays dans un contexte de stress hydrique persistant. La mise en service annoncée de la station de Casablanca en février 2027 constituera l’un des jalons majeurs de cette politique.




