Le Parti de la justice et du développement (PJD) réaffirme sa ligne politique en excluant, à ce stade, toute perspective d’alliance avec le Rassemblement national des indépendants (RNI), pilier de la majorité gouvernementale, en vue d’un éventuel exécutif issu des élections législatives prévues le 23 septembre.
Invité, jeudi soir, de l’émission politique «Li Lhadith Baqya» diffusée sur la SNRT, Driss El Azami El Idrissi, vice-secrétaire général du PJD, a réitéré le refus de sa formation de nouer une coalition avec le parti dirigé par Aziz Akhannouch, qu’il considère comme son principal adversaire politique. «Le passé a une mémoire. Le PJD n’oubliera pas l’année du blocage», a-t-il déclaré, en référence à l’impasse institutionnelle de 2016 ayant entravé la formation du gouvernement conduit par Abdelilah Benkirane.
Le responsable partisan a toutefois laissé entrevoir une marge de manœuvre, en précisant que toute décision relative à d’éventuelles alliances relèverait des instances dirigeantes du parti, en dépit des réticences exprimées par la base militante.
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Sur le fond, Driss El Azami El Idrissi a sévèrement mis en cause l’action gouvernementale et le bilan du quinquennat en cours, dénonçant notamment des situations qu’il qualifie de «conflits d’intérêts», impliquant le chef du gouvernement dans l’attribution du marché relatif à l’unité de dessalement de l’eau de mer de Casablanca. Il a également évoqué des soupçons de délit d’initié liés aux dispositifs d’aide aux importateurs de bétail.
Par ailleurs, le dirigeant islamiste a défendu le bilan des deux mandats du PJD à la tête de l’exécutif (2012-2021), tout en esquissant certaines orientations en cas de retour au pouvoir. Il a notamment indiqué que la suppression du passage à l’heure GMT+1 figurerait parmi les premières mesures envisagées.
En parallèle, le parti poursuit la préparation de l’échéance électorale, à travers la répartition des accréditations et l’élaboration de son programme.
Interrogé sur le renouvellement générationnel au sein du PJD, Driss El Azami El Idrissi a rejeté les critiques ciblant spécifiquement sa formation, soulignant que, à l’échelle internationale, les structures partisanes sont généralement portées par des profils expérimentés.




