La grève des avocats paralyse les tribunaux ce mardi 6 janvier

Les tribunaux ont été désertés en raison de la grève des avocats le 6 janvier 2026 (Y.Mennan/Le360).

Les tribunaux ont été désertés en raison de la grève des avocats le 6 janvier 2026 (Y.Mennan/Le360).

Ce mardi, la justice marocaine a tourné au ralenti, privée de ses avocats. Par cette démonstration de force, la profession entend marquer son refus d’un nouveau cadre législatif qu’elle considère comme une remise en cause de ses prérogatives et de son rôle au sein de l’appareil judiciaire.

Le 06/01/2026 à 14h37

Les barreaux du Royaume ont observé, ce mardi 6 janvier, une paralysie totale des audiences au sein des juridictions marocaines, à l’appel de l’Association nationale des barreaux du Maroc (ANBM). Cette mobilisation intervient en réaction au projet de loi encadrant la profession d’avocat, que le ministre de la Justice s’apprête à soumettre à l’examen de l’Exécutif en vue de son adoption.

Dans un communiqué rendu public, l’ANBM dénonce un texte qu’elle qualifie d’«atteinte grave à l’indépendance de la profession», estimant que certaines de ses dispositions portent préjudice aux fondements déontologiques et institutionnels de l’avocature. L’organisation professionnelle a ainsi appelé l’ensemble des robes noires à observer un arrêt de travail national à titre de protestation, afin d’amener le gouvernement à renoncer au projet dans sa version actuelle.

À Rabat, le Palais de Justice, qui abrite le tribunal de première instance et la Cour d’appel, offrait ce mardi l’image d’audiences désertées: aucun avocat n’y était visible en tenue professionnelle, signe d’une adhésion massive au mot d’ordre lancé par l’ANBM. Cette dernière invite ses membres à maintenir la mobilisation pour la défense de «l’indépendance de la profession, sa spécificité, sa dignité et ses valeurs», qu’elle considère comme des piliers essentiels du rôle de l’avocat dans le système judiciaire.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 06/01/2026 à 14h37