Sociétés d’Intérim: un syndicat tire la sonnette d’alarme

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Revue de presseKiosque360. L’Organisation démocratique du Travail (ODT) lance un SOS au gouvernement pour dénoncer l’exploitation de milliers de jeunes par les sociétés d’intérim, qui les privent de leurs droits les plus élémentaires.

Le 03/04/2018 à 09h14

L’Organisation démocratique du Travail (ODT) met en garde le gouvernement contre les agissements contraires à la loi du travail des sociétés d’intérim et des entreprises qui les engagent. Le syndicat va même jusqu’à accuser lesdites sociétés d’exploiter des milliers de jeunes comme des «esclaves», en les privant des droits les plus élémentaires, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition du mardi 3 avril 2018.

L’ODT tire à boulets rouges sur des sociétés privées et des établissements publics qui emploient des jeunes dans des conditions précaires. Ils les engagent pour des métiers durs (sécurité, nettoyage) qui les exposent parfois au danger, avec un salaire très en dessous du SMIG et sans aucune protection sociale. Le syndicat dénonce avec force «l’exploitation inhumaine des jeunes, voire des personnes âgées, qui fait fi de tous les droits humains et du travail …»

L’ODT ajoute que les sociétés d’intérim signent des accords avec des centres hospitaliers universitaires, des banques, la SNCF, les distributeurs d’eau et d’électricité, ainsi que des ministères tels ceux de la santé, de l’enseignement et autres.

Mais le syndicat déplore que les dirigeants de ces établissements ne se donnent pas la peine de vérifier si les prestataires d’intérim respectent les cahiers des charges auxquels ils sont assujettis. Le syndicat évoque notamment le respect du code du travail, le salaire minimum, les heures de travail légales, les congés, les jours fériés et autres.

L’ODT n’y va donc pas avec le dos de la cuillère, accusant les responsables de ces établissements d’etre impliqués dans des marchés douteux avec les sociétés d’intérim, en l’absence d'inspecteurs du travail et de contrôleurs de la CNSS. Un manquement a la reddition des comptes qui encourage ces graves dysfonctionnements touchant aux droits et à la dignité humaine et passant outre les décisions administratives, les cahiers des charges et le code du travail.

Ainsi, le syndicat demande aux cadres du ministère du travail et de la Caisse nationale de sécurité sociale de prendre leurs responsabilités pour mettre fin à cette exploitation indigne d’un Etat de droit.

Par Hassan Benadad
Le 03/04/2018 à 09h14