L’affaire est digne d’un film de gangsters et remonte au mois de décembre 2015 au moment de la constitution des bureaux des communes suite au scrutin du 4 septembre de la même année.
Selon Assabah, qui relate cette affaire dans son édition de ce week-end des 7 et 8 avril, le procureur près le tribunal de première instance de Mohammédia vient d’ordonner à la police judiciaire, relevant de la Gendarmerie royale, de rouvrir une enquête concernant la plainte d’un conseiller communal se disant victime d’une terrible machination.
Pour les détails, Assabah affirme que le député en question, issu des rangs du Mouvement populaire (MP), aurait poussé une conseillère communale à porter plainte, pour agression, contre un rival politique lors de la course à la présidence de la commune rurale de Chellalate (Cascades, aux environs de Mohammédia).
Ledit député aurait poussé les choses encore plus loin en recommandant à la conseillère et plaignante de se mettre du plâtre sur une jambe pour mieux enfoncer son rival politique.
Pour cela, il aurait bénéficié de la complicité de trois médecins basés à Mohammédia et Casablanca, dont un qui a pris sur lui de rédiger un certificat d’incapacité de 25 jours.
Résultat: le présumé agresseur et conseiller communal, un MRE qui a aussi la nationalité française, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.
Quant au député MP, il a pu placer ses hommes aux postes de décision à la commune de Chellalat et il a même pu arracher un siège au Parlement lors du scrutin d’octobre 2016.
Assabah affirme que le dossier a été rouvert quand la conseillère communale qui avait porté plainte pour agression, saisie par une crise de conscience, était allée voir son présumé agresseur pour tout déballer à propos de la machination dont il avait fait les frais.
Au total, précise Assabah, d’éventuelles poursuites attendent le parlementaire, trois médecins et huit conseillers communaux.










