Meknès : un «harrag» espagnol condamné pour résidence illégale

Mohamed Elkho-Le360

Revue de presseKiosque360. Entré en toute légalité au Maroc, un ressortissant espagnol a tenté, en vain, d’y dénicher un boulot. Oubliant que son visa de séjour comportait une date d’expiration, il a continué sa quête pendant six mois de plus, tombant ainsi sous le coup de la résidence illégale.

Le 09/02/2017 à 22h45

La crise économique qui a frappé l’Espagne de plein fouet, du temps du gouvernement socialiste dirigé par José Luis Rodriguez Zapatero, et qui perdure toujours, a poussé beaucoup d’Espagnols à fuir le chômage pour aller chercher refuge dans des pays voisins. Et le Maroc, particulièrement ses régions du nord où la langue espagnole est très parlée, et bien que pays émetteur d’immigrés vers l’Europe, sera une destination de prédilection pour les nouveaux arrivants ibériques, particulièrement ses régions hispanophones du Nord.Sauf que cette ruée ne se fera pas toujours dans la légalité, comme le souligne le quotidien Al Akhbar qui, dans son édition du vendredi 10 février, rapporte l’affaire d’un «harrag» espagnol. Ce dernier vient d’être condamné par la chambre pénale du tribunal de Meknès pour résidence illégale au Maroc, son visa d’entrée ayant expiré depuis six mois.

Après avoir passé quasiment une année au Maroc, visité plusieurs villes du royaume à la recherche de n’importe quel boulot, c’est sans le sou que le «harrag» s’est rendu à un commissariat de police de Meknès. Non pas pour demander une quelconque prolongation de visa ou se constituer prisonnier, mais pour demander qu’on l’aide à rentre chez lui.

Face à cette situation, la police a été dans l’obligation d’activer les dispositions de la loi dans le cas d’espèce, à savoir la Loi 03/02 organisant les conditions d’entrée et de séjour des étrangers sur le territoire marocain. Après le procès verbal de rigueur, l’Espagnol a été présenté au juge qui, sur la base des conditions socio-économiques de ce «harrag» qui dit ignorer la loi marocaine, a retenu les circonstances atténuantes.Verdict: un mois d’emprisonnement avec sursis et 500 DH d’amende qui feront apparemment l'objet d'une ristourne, avant la reconduite aux frontières.

Par Mohammed Ould Boah
Le 09/02/2017 à 22h45