Epouses pauvres, mères abandonnées et enfants bénéficiaires d’une pension alimentaire sont les nouvelles catégories sociales qui peuvent désormais bénéficier des services du Fonds d'entraide familiale, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du week-end des 9 et 10 décembre. Sont également incluses dans cette liste les femmes qui ont à charge leurs enfants ou des enfants pris en charge dans le cadre du régime de la kafala.
Ces changements figurent dans le projet modifiant la loi qui fixe les conditions et procédures pour bénéficier des prestations du Fonds d'entraide familiale, adopté jeudi en conseil de gouvernement. Parmi les autres modifications apportées par l’Exécutif, sur instructions royales, il est prévu de permettre aux mineurs qui ne disposent pas de tuteur légal de présenter une demande pour bénéficier des avances du fonds après l'autorisation du chef de gouvernement.
D’après le ministre chargé des relations avec le Parlement, Mustapha El Khalfi, ce projet de loi vise également à améliorer la performance de ce fonds, créé en 2011 sous le gouvernement d’Abbas El Fassi. Cette réforme a aussi pour objectif de faciliter les procédures et de renforcer le mécanisme d'attribution des aides contre la fraude. Ce dernier aspect nécessite néanmoins l’adoption d’un décret d’application sur lequel le gouvernement devrait plancher juste après le vote du projet de loi de finances 2018, précise le ministre.
Sur le volet des chiffres, Al Ahdath Al Maghribia affirme, en citant le ministre, que grâce à la contribution de ce mécanisme social, qui s’élève à 160 millions de DH par an, quelque 200.000 orphelins ont pu continuer à être scolarisés. Par ailleurs, note le journal, l'actif cumulé du fonds, issu des recettes des taxes judiciaires, a dépassé 0,5 milliard de dirhams, ce qui a conduit le gouvernement à élargir le champ des bénéficiaires.
Selon El Khalfi, le gouvernement poursuivra son action pour améliorer la rentabilité du fonds. En ce sens, un décret d’application sera publié pour auditer les données relatives au fonds. Une déclaration que le journal n’a pas manqué de relier au dernier rapport de la Cour des comptes, qui a mis le doigt sur les nombreux dysfonctionnements qui ont entaché la gestion par le gouvernement d’un autre fonds, en l’occurrence le Fonds d'entraide familiale et de cohésion sociale.










