Hallucinant. Incendie à Notre-Dame de Paris: un cador du PJD a sa propre version

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Connu pour ses dérapages et sorties de route, le sieur Hassan Hamourou a, cette fois, poussé le bouchon trop loin. Voici sa nouvelle démonstration qui laisse pantois. Attachez vos ceintures.

Le 17/04/2019 à 13h38

Il y a de fortes chances qu'il fasse des jaloux parmi les adeptes de la théorie du complot. Tellement son raisonnement est -pour ainsi dire- "fort". Voire dépasse de loin l'imagination.

Hassan Hamourou, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a publié sur son compte Facebook un post frappé du sceau de la suspicion (et aussi, et surtout, de la bêtise) au sujet de l'incendie qui a frappé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Commentant le discours du président de la République française, ce membre du Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD), déclare en substance, citant Emmanuel Macron: "nous allons reconstruire d’ici cinq années la cathédrale (...) Et à partir de demain, ils sera procédé à la réception de dons de tous les Français et du monde(...) Derrière ces propos du président français, il existe plusieurs suppositions et hypothèses au sujet de l'incendie".

Suspense, suspense. On croit rêver. D'autant plus que l'enquête est en cours, et que de la piste accidentelle est plutôt privilégiée. Mais le Sherlock Holmes du PJD a sa propre théorie. "La France et la plupart des pays de la zone euro connaissent depuis longtemps une crise financière et économique aiguë (... )Et il existe un besoin pressant pour drainer des capitaux et amasser de l'argent de n'importe quelle source possible, que ce soit à travers la récolte d'argent ou en annulant des dépenses pour des services non rentables (...)", explique-t-il doctement.

Voulant ironiser sur une catastrophe ayant ému tout le monde, il a choisi un registre graveleux, en conseillant de voir le docu "La Stratégie du choc" de la journaliste canadienne Naomi Klein. La raison?

"Dans le but de comprendre les moyens et les méthodes utilisés pour convaincre les peuples d'accepter des décisions politiques et économiques difficilement acceptables dans des conditions de paix", argumente l'islamiste.

Difficile de commenter pareils propos, du reste totalement hors de propos, et surtout reflétant un état d'esprit maladif.

Mais, on le sait, le ridicule ne tue pas. Enfin pas encore.

Par Abdelkader El-Aine
Le 17/04/2019 à 13h38