L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), basé à Washington, est l’un des centres les plus fiables quand il s’agit de l’évaluation des politiques alimentaires dans le monde.Dans son dernier rapport pour 2016, rendu public il y a quelques jours, le Maroc est plutôt mal classé, à en croire un article publié dans la livraison d’Assabah de ce lundi 20 juin.
Selon ce rapport, en effet, 15% de Marocains sont atteints de nanisme ou souffrent de problèmes de croissance. De ce fait, le Maroc se classe à la 45ème position mondiale sur un total de 132 pays, selon les auteurs de ce rapport qui indiquent, toutefois, que cette donne ne doit nullement susciter d’inquiétudes.Ce qui est inquiétant, en revanche, ce sont les autres conclusions de ce même rapport qui affirme, notamment, que 11% des nouveau-nés, au Maroc, naissent avec un poids au-dessous de la moyenne et que 33% de Marocaines en état de procréer souffrent de malnutrition et d’anémie.Concernant les Marocaines qui recourent à l’allaitement maternel, leur pourcentage ne dépasse pas les 28%.
Autre conclusion inquiétante: l’obésité touche 22.3% de Marocains, alors que 13.5% souffrent de diabète.Pour ce qui est des politiques alimentaires publiques, le rapport de l’IFPRI souligne que le Maroc fait partie d’une liste de 98 pays dont les sources alimentaires sont menacées dans l’avenir.Parmi les critères retenus par l’IFPRI pour les besoins de ces rapports et enquêtes, on retrouve le nombre de calories imparti à chaque habitant, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, mais aussi l’espérance de vie.










