Enseignement: les contractuels refusent de reprendre le dialogue

Le360

Revue de presseKiosque360. Malgré un semblant d’accalmie, le bras de fer entre les enseignants et le ministère de l’Education nationale se poursuit. Leur Coordination annonce qu’elle refuse de reprendre le dialogue, prévu pour ce jeudi, tant que le plan de la contractualisation n’est pas annulé.

Le 22/05/2019 à 17h49

La coordination nationale des enseignants contractuels a posé des conditions pour la reprise du dialogue prévu, ce jeudi, pour un nouveau round. Elle exige, en effet, que le département de tutelle notifie par écrit les résultats de la rencontre du 10 mai et les diffuse sous forme de circulaire ou de communiqué. Preuve que la confiance ne règne pas entre les deux parties qui continuent à s’accuser mutuellement. Les enseignants contractuels taxent le ministère d’insouciance au moment, disent-ils, où l’avenir des apprenants et, avec eux, celui des enseignants, est menacé. Ils estiment que «le ministère de Amzazi poursuit sa politique irresponsable et irréfléchie qui démontre qu’il se soucie fort peu des intérêts des enfants du peuple, ainsi que de ceux des hommes et des femmes de l’enseignement». Ainsi, ajoutent-ils, au lieu d’ouvrir un dialogue sérieux qui puisse satisfaire toutes les parties et éloigner le spectre d’une année blanche, le ministère s’ingénie à faire perdurer la crise.

Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du jeudi 23 mai, que les enseignants contractuels dénoncent le refus du ministère de publier une note ou un communiqué sur les résultats de la rencontre du 10 mai. Ils constatent que les responsables de ce département continuent de violer «l’accord du 13 avril» en précisant que, «sans l’intervention de plusieurs médiateurs qui ont poussé la coordination des enseignants contractuels à répondre positivement aux conclusions du dialogue du 13 avril, le scénario d’une année blanche serait aujourd’hui une réalité». Mais, ajoutent-ils, ils ont cessé la grève pour préserver l’intérêt de l’élève et celui de la Nation. Le ministère devra, selon eux, prendre en compte «cette concession» et s’engager à satisfaire les revendications des enseignants qui ne défendent que leur droit en réclamant leur titularisation dans la fonction publique. Du coup, la Coordination rejette le recrutement dit régional et refuse de reprendre le dialogue avec le ministère tant que le plan de la contractualisation n'est pas annulé. Autant dire que le département de tutelle doit s’engager à intégrer les enseignements contractuels au statut des fonctionnaires du ministère de l’Education nationale, comme les autres enseignants titularisés.

Par Hassan Benadad
Le 22/05/2019 à 17h49