Affaire Said Senhaji: trois autres maîtres-chanteurs arrêtés à Tanger

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Revue de presseKiosque360. Dans le cadre de son enquête sur ce qui est désormais "l'affaire Said Senhaji", la police de Tanger a arrêté trois autres suspects, mercredi dernier. Ils seraient impliqués dans la vidéo tournée à l’insu du chanteur populaire.

Le 25/11/2016 à 22h54

C’est au début de ce mois de novembre que le scandale a éclaté. Le chanteur Said Senhaji a été filmé en tenue d’Adam en compagnie d’autres personnes, dont une femme, dans une chambre d’hôtel dans la capitale belge, Bruxelles. Finalement il s’est révélé que cette vidéo a été tournée en vue d’être utilisée contre le chanteur chaâbi à des fins de chantage et d’escroquerie, voire de sextorsion.

Selon le quotidien Assabah, dans son édition du week-end des 26 et 27 novembre, trois personnes impliquées dans le tournage de ladite vidéo, dont une jeune femme qui n’est pas celle qui apparaît dans l’enregistrement, ont été arrêtées ce mercredi à Tanger. D'après les sources du quotidien, plusieurs autres personnes appartenant à cette bande de maîtres-chanteurs courent toujours et auraient été localisées en Espagne.

Pour sa part, Said Senhaji se rendra lundi prochain chez les enquêteurs de la police judiciaire de Tanger pour témoigner dans ces faits dont il est victime et être confronté aux présumés coupables.

Senhaji a déjà assuré que, contrairement aux rumeurs, il ne compte pas retirer sa plainte mais laissera la justice suivre son cours car il ne voudrait pas voir une autre personne tomber dans la même mésaventure que lui. Surtout, a-t-il déclaré à Assabah «qu’il est fort possible qu’on lui ait mis quelque chose dans un verre, mais que cela aurait pu être du poison qui l’aurait tué sur le coup.»

Pour rappel, c’est suite à une plainte déposée par Senhaji que la police a arrêté le principal suspect de la diffusion sur Youtube puis sur les réseaux sociaux de la vidéo «compromettante». Le présumé coupable aurait tenté, si l’on peut dire, de faire... chanter le chanteur chaâbi.

Le 30 novembre courant, toutes les personnes arrêtées seront présentées au juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tétouan.

Par Mohammed Ould Boah
Le 25/11/2016 à 22h54