Tanger-Tétouan-Al Hoceima: les projets de développement bloqués par des guerres politiques

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Revue de presseKiosque360. Des tensions entre le président du Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et son Wali risquent de faire retarder des projets pourtant stratégiques pour le développement de cette partie du royaume.

Le 01/01/2019 à 20h24

Une nouvelle menace plane sur la bonne exécution des projets de développement de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Une guéguerre entre des responsables politiques laisse en effet planer le doute sur la réussite de ces chantiers pourtant stratégiques pour cette région.

L’information est rapportée par Al Akhbar dans son édition du mercredi 2 janvier. La publication indique que le gouverneur de la province de Chefchaouen a récemment empêché la responsable de l’Agence régional d’exécution des projets (AREP) d’effectuer une visite des chantiers pour s’enquérir de leur avancement. Des agents d’autorité ont ainsi été déployés pour empêcher cette visite qui s’inscrit dans le cadre du suivi par le Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima des projets dont il assure une partie du financement.

Cet incident, poursuit Al Akhbar, a fortement déplu au président du Conseil de la région, qui n’est autre qu’Ilyas El Omari. Ce dernier aurait ainsi donné ses instructions pour l’élaboration d’un rapport détaillé sur cet incident, à transmettre au ministère de l’Intérieur, où le responsable de la province est accusé de servir les intérêts d’un des partis de la majorité.

La publication ne manque pas de souligner que l’incident intervient dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre Ilyas El Omari et le Wali de la région, Mohamed El Yacoubi. Ce dernier avait récemment transmis deux lettres incendiaires au président de la région, l’interpellant dans la première sur sa responsabilité dans le retard que connaissent certains projets, et dénonçant dans la seconde la convocation par Ilyas El Omari de gouverneurs des provinces de la région sans en aviser la préfecture.

Cette tension, constate le journal, risque de fortement impacter le rythme de réalisation des différents chantiers de la région, y compris ceux en lien avec le programme «Al Hoceima, Manarat al moutawassit» qui avait déjà causé un séisme politique, avec le limogeage de quatre ministres.

Par Fayza Senhaji
Le 01/01/2019 à 20h24