Présentation des vœux au roi: pourquoi Hammouchi et Mansouri étaient absents

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L’absence de Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, et de Mohamed Yassine Mansouri, directeur de la DGED, à la cérémonie de présentation des vœux au roi ce mercredi au Palais royal de Casablanca, n’est pas passée inaperçue. Le pourquoi de cette absence.

Le 06/07/2016 à 18h57

Nombre de personnes ont remarqué l’absence de Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST, et de Mohamed Yassine Mansouri, directeur de la direction générale des études et de la documentation (DGED), à la cérémonie de présentation des vœux au roi Mohammed VI, qui s’est déroulée ce mercredi 6 juillet au Palais royal de Casablanca.

L’absence de ces deux hauts sécuritaires n’a pas laissé indifférent le microcosme politico-médiatique, et chacun y est allé de son interprétation.

Le360 a essayé de connaître les raisons réelles de cette absence et il s’est avéré, a contrario des allégations colportées, que Abdellatif Hammouchi et Mohamed Yassine Mansouri, Salahedine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, ainsi qu’un haut gradé de la gendarmerie royale, sont en déplacement à l’étranger.

En effet, les hauts commis de l’Etat se sont déplacés au Rwanda à l’invitation des autorités rwandaises pour discuter de la coopération sécuritaire. A cet effet, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Yassine Mansouri, Salahedine Mezouar, ainsi qu'un haut galonné de la gendarmerie royale, ont été reçus en audience aujourd'hui même par le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé.

Pour rappel, Paul Kagamé a effectué les 20 et 21 juin une visite officielle au Maroc, à l'invitation du roi Mohammed VI. Il s'agissait en effet du premier déplacement qu'entreprend un président rwandais dans le royaume. Ce déplacement inaugure un nouveau cycle de relations diplomatiques entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Est en général, et le Rwanda en particulier.

Les sources de Le360 indiquent que le déplacement des deux pros de la sécurité nationale, contre-espionnage et renseignement extérieur confondus, répond à un vœu exprimé par le président du Rwanda pour bénéficier de l’expertise du royaume en matière de lutte antiterroriste.

Le Rwanda n’est d’ailleurs pas le seul pays à solliciter l’expérience marocaine qui passe pour un modèle international, pour ne pas dire continental ou régional. Des puissances mondiales, à l’instar des Etats-Unis, la Russie, la Chine, sans compter évidemment les pays d’Europe, telle la France, l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Italie, admettent de facto l’efficacité des services marocains, un cas d’école en termes de lutte contre le terrorisme. Et ce ne sont pas les faits d’armes accumulés par nos services qui diront le contraire, dont le plus retentissant est l’aide apportée à la France pour localiser et neutraliser le commando à l’origine des attentats qui ont frappé plusieurs endroits de le capitale française, Paris, en ce sinistre vendredi 13 novembre. Idem pour l’Espagne, la Belgique ou même en Allemagne où des attentats ont pu être évités grâce à l’intervention cruciale des services marocains.

Le déplacement de Hammouchi et de Yassine Mansouri répond à un besoin et bien plus, à une urgence. Le Rwanda, un pays désormais ami d’Afrique de l’Est, se trouve dans une région sur laquelle pèsent de sérieuses menaces terroristes. Sur ce point, l’aide du Maroc s’avère salutaire. Et il convient de saluer l’expérience marocaine dans la lutte antiterroriste qui constitue un modèle en la matière aussi bien en Europe qu’en Afrique.

Par Ziad Alami
Le 06/07/2016 à 18h57