Polisario: un dirigeant du front dénonce la corruption qui gangrène les camps

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Revue de presseKiosque360. La corruption fait des ravages dans les camps de Tindouf. Et c’est le numéro deux de la fantomatique «rasd» qui souligne cet état de fait dans le rapport moral présenté au nom d'Abdelaziz El Marrakchi.

Le 18/12/2015 à 00h28

Les camps de Tindouf sont rongés par la corruption qui sévit dans les «institutions» de la fantomatique «rasd». Et c’est le numéro deux et soi-disant premier ministre de ladite «rasd» qui l’affirme dans un rapport moral présenté au nom d'Abdelaziz El Marrakchi.Cet aveu de la direction du front elle-même vient ainsi renforcer la légitimité des graves reproches faits aux dirigeants du Polisario, accusés d'avoir détourné des aides humanitaires pour un montant de plusieurs millions de dollars, rapporte le quotidien Al Ahdat Al Maghribia dans son édition de ce vendredi 18 décembre.

Cette reconnaissance, par le Polisario, de la dépravation qui règne dans les camps, intervient d'ailleurs juste après le camouflet que lui a infligé son plus grand allié en Algérie, soit le parti du Front de libération nationale (FLN) qui a toujours, jusqu'ici, pris part aux congrès des séparatistes où il venait représenté par d’importantes délégations.

Ces accusations, poursuit le quotidien, ont été confirmées par El Mahjoub Salek, coordonnateur général du mouvement Khat Achahid, (voie du martyr), dans une émission diffusée par la chaîne de télévision France 24.Salek, qui a été emprisonné durant dix ans à la prison d’Errabouni, a déclaré que «les dirigeants du Polisario avaient transformé les camps en fonds de commerce», précisant que «Abdelaziz El Marrakchi avait été nommé président par l’Algérie en vue de servir ses intérêts et non ceux des Sahraouis séquestrés dans les camps».

Le quotidien rappelle que Salek El Mahjoub est, avec Abdelaziz El Marrakchi, El Wali Mustapha Sayed, Lahbib Ayoub, Brahim Hakim, Mahfoud Biba et d’autres, un des membres fondateurs du Polisario. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de la fantomatique «rasd», avant de s’opposer à la mafieuse direction actuelle et de la dénoncer.

Par Mohamed Younsi
Le 18/12/2015 à 00h28