Une vive passe d’armes entre un membre de la présidence de la Chambre des représentants et un député du Parti de la justice et du développement (PJD) a conduit, ce lundi 18 mai, à la suspension de la séance des questions orales consacrée aux préparatifs de l’Aïd Al-Adha, prévu le 27 mai prochain.
L’incident a opposé Driss Chtibi, quatrième vice-président du groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui présidait la séance, au député du PJD Mustapha Ibrahimi.
Le climat s’est fortement tendu lorsque Driss Chtibi a qualifié le PJD de «parti chiite soutenant l’Iran, à la pensée unique comme un parti communiste». Une déclaration qui a immédiatement provoqué une vive protestation des élus du parti islamiste.
Mustapha Ibrahimi a dénoncé des propos qu’il juge «inadmissibles» et a exigé que le qualificatif de «chiite» ne figure pas dans le procès-verbal officiel de la séance. «Le PJD n’est pas chiite et cette qualification doit être supprimée du rapport», a insisté le député en s’adressant à la présidence de séance.
L’échange verbal, particulièrement tendu, a duré plus d’une demi-heure, entraînant une interruption temporaire des travaux parlementaires.
La polémique a éclaté dans le sillage des discussions portant sur l’offre nationale en ovins à l’approche de l’Aïd Al-Adha. Intervenant devant les députés, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a assuré que les marchés nationaux disposent d’une offre estimée à près de neuf millions de têtes, à des prix qu’il a qualifiés d’«abordables».
Réagissant aux critiques des parlementaires concernant la flambée des prix attribuée aux «fraqchiya» — terme populaire désignant les intermédiaires et spéculateurs actifs sur les marchés à bestiaux — le ministre a déclaré avec ironie: «Quant aux fraqchiya, je ne sais pas où les trouver».




