Législatives 2026: Mohamed El Rharass, ex-secrétaire d’État, une candidature de poids pour le MDS

Mohamed El Rharass, candidat du MDS aux législatives de 2026 (A.Et-Tahiry/Le360).

Le 13/08/2026 à 15h20

VidéoTransfuge du Mouvement populaire, Mohamed El Rharass, ancien secrétaire d’État chargé de la Formation professionnelle, revient en politique sous les couleurs du Mouvement démocratique et social (MDS), qui soutient le gouvernement Akhannouch. Candidat à Kénitra-ville, il expose dans cet entretien sa conception du rôle et des missions d’un parlementaire.

Après six années de retrait de la vie politique, consacrées notamment à l’écriture et à la «réflexion», Mohamed El Rharass fait son retour sur la scène partisane. Cet ancien cadre du Mouvement populaire (MP), aujourd’hui dirigé par Mohamed Ouzzine, a rejoint le Mouvement démocratique et social (MDS) et se porte candidat dans la circonscription de Kénitra-ville.

L’ancien secrétaire d’État chargé de la Formation professionnelle vient ainsi renforcer les rangs du MDS aux côtés de Mustapha Lakhsem, maire d’Imouzzer Kandar et ancien champion du monde de kick-boxing, lui aussi issu du Mouvement populaire.

Mohamed El Rharass explique son retour par la volonté de contribuer au renouvellement de la représentation politique. «À l’approche de ces élections, j’ai pu constater que certains profils présentés par la plupart des partis politiques sont peu convaincants», estime-t-il, avant d’ajouter: «Il est de notre devoir de participer à nouveau» à la vie politique du pays.

Originaire de la région de Kénitra, Mohamed El Rharass est né en 1977 dans le douar Oulad Mohamed, dans la commune de Ben Mansour. Diplômé d’Al Akhawayn University à Ifrane, où il a obtenu en 1999 un bachelor en administration des affaires, il est également titulaire d’un master en commerce international et coopération économique de Kyung Hee University, en Corée du Sud.

Son parcours professionnel l’a amené à occuper plusieurs postes de responsabilité. Il a notamment travaillé au groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG), avant de diriger la Marina du Bouregreg puis l’Institut Bouregreg. Il a également été directeur au ministère de la Jeunesse et des Sports. En janvier 2018, il avait été nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargé de la Formation professionnelle.

Pour Mohamed El Rharass, Kénitra a aujourd’hui besoin de «personnes capables d’assumer pleinement leur rôle au sein des institutions législatives».

Le candidat insiste notamment sur les missions constitutionnelles dévolues aux parlementaires, à commencer par la fonction législative. Selon lui, l’élaboration de la loi touche directement à la vie quotidienne des citoyens, notamment dans un contexte marqué par la hausse des prix, ce qui exige «des députés compétents».

«Si l’on se retrouve avec des personnes qui n’ont pas le niveau requis pour légiférer, c’est une aberration. Je le dis haut et fort», affirme-t-il. Il lance dans la foulée un appel aux formations politiques: «Je m’adresse à tous les acteurs en leur disant: “Craignez Dieu pour ce pays et présentez des personnes capables de relever ces défis.”»

Mohamed El Rharass met également l’accent sur une autre prérogative essentielle du Parlement: le contrôle de l’action gouvernementale. Portant un regard critique sur la législature qui s’achève, il s’interroge: «Je ne sais pas si les députés ont véritablement contrôlé l’action du gouvernement ou s’ils ont fait tout autre chose…»

Par Mohamed Chakir Alaoui et Abderrahim Et-Tahiry
Le 13/08/2026 à 15h20