À l’occasion des débats autour du projet de loi de finances PLF 2026, Driss Sentissi, membre du bureau politique du Parti du Mouvement Populaire (MP) et président du Groupe Haraki à la Chambre des représentants, a formulé de virulentes critiques à l’égard du gouvernement.«Certains ministres n’ont rien réalisé et ne donnent plus signe de vie», a-t-il martelé.C’est pourquoi, a-t-il estimé, «le gouvernement n’a pas réussi à concrétiser son programme et ses dix engagements pour améliorer les conditions de vie des citoyens», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 30 octobre.
Faisant allusion à certaines parties qu’il n’a pas nommément citées, le leader du MP dit qu’«il ne dispose pas d’un passeport rouge, ne transfère pas d’argent à l’étranger et n’a rien à cacher». Ensuite, poursuit le quotidien, «il a orienté son artillerie vers ceux qui avaient bénéficié du programme d’amnistie fiscale et de la régularisation du cash non déclaré, sans investir pour créer des postes d’emploi».
Dans le même sillage, il a qualifié de blanchiment d’argent l’opération consistant à introduire d’importantes liquidités dans le circuit officiel, en régularisant la situation fiscale en contrepartie d’une contribution dérisoire à la Direction générale des impôts. «Ceux qui disposent de grandes liquidités non déclarées, dans des sacs, pourraient facilement corrompre les élections législatives de 2026 par l’achat des voix», a-t-il soulevé, en appelant les autorités compétentes à interdire leur candidature à ce scrutin.
La politique de l’emploi de l’Exécutif a été aussi vivement critiquée par le député du MP, en citant le nombre de 4,3 millions de chômeurs, sans diplôme et sans formation, avant de s’interroger sur l’intérêt de contester les rapports de Bank Al-Maghrib (BAM), du Haut-Commissariat au Plan (HCP) et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ces institutions constitutionnelles, a-t-il fait remarquer, ont tiré la sonnette d’alarme, tandis que «le gouvernement n’a réagi qu’en évoquant des choses qui n’ont pas été concrétisées sur le terrain». C’est pour cela, a-t-il conclu, que «les protestations se sont multipliées dans les villes et les campagnes, ainsi que dans les secteurs professionnels pendant les quatre années de ce mandat gouvernemental».








