Ce projet est l’aboutissement d’un travail conjoint, rigoureux et de longue haleine, mobilisant l’ensemble des parties prenantes autour d’un objectif commun : améliorer durablement la qualité du service rendu aux citoyens et transformer concrètement l’espace public pour qu’il soit entièrement digne de la ville de Casablanca, souligne le Conseil de la ville dans un communiqué.
Le nouveau dispositif introduit un changement majeur: passer d’une logique centrée sur les moyens à une approche basée sur les résultats. L’évaluation du service reposera désormais sur la propreté effective des espaces publics, la perception des habitants et leur niveau de satisfaction, plutôt que sur de simples indicateurs techniques.
La réforme prend en compte les spécificités des différents arrondissements et quartiers afin d’assurer une meilleure équité dans la qualité du service. L’objectif est d’adapter les moyens et l’organisation aux réalités locales pour garantir une propreté homogène sur l’ensemble du territoire communal.
Le CPS prévoit l’introduction d’équipements modernes et de solutions numériques pour optimiser la gestion: géolocalisation des moyens, suivi digital des opérations, balayage mécanisé et conteneurs conformes aux standards internationaux.Par ailleurs, 4.700 nouveaux points de collecte seront créés et 8.400 corbeilles supplémentaires installées afin d’améliorer concrètement la propreté quotidienne.
Lire aussi : Casablanca: fin de la gratuité, bientôt une facturation au tonnage pour les grands producteurs de déchets
La réforme assure le maintien des droits acquis des agents de propreté et met l’accent sur l’amélioration des conditions de travail, notamment en matière de santé et de sécurité.
Des mécanismes spécifiques sont également prévus pour traiter les points noirs et gérer efficacement les périodes particulières telles que les fêtes, les grands événements ou encore les conditions climatiques exceptionnelles.
Pour compléter la réforme, un nouvel appel d’offres devrait être lancé prochainement afin de sélectionner les opérateurs chargés d’assurer le service de propreté jusqu’à l’horizon 2034. Cette étape marque l’entrée dans une nouvelle génération de contrats, davantage axés sur la performance, la qualité du service rendu et l’adaptation aux exigences croissantes de la métropole.
Depuis mars 2020, la gestion de la propreté à Casablanca est assurée par les sociétés Averda et Arma, retenues à l’issue d’un appel d’offres international. Arma intervient notamment dans les préfectures de Casablanca-Anfa, Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi et Sidi Bernoussi, tandis qu’Averda couvre les zones de Hay Hassani, Moulay Rachid et Ben M’sick.







