Dans son édition du jour, L’Economiste analyse les engagements de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Maroc. Des engagements importants puisque plus de 10 milliards de dollars ont été investis dans le royaume, depuis le début de la coopération. Et il reste encore de nombreux projets à financer, la BAD comptant renforcer, dans le cadre de sa nouvelle stratégie 2017-2021 pour le Maroc, son soutien à l'accompagnement des chantiers prioritaires.
En attendant, l’organisme est engagé dans 31 projets et programmes en cours d’exécution, pour un budget avoisinant les 2,8 milliards de dollars. Plusieurs secteurs sont concernés par ces fonds, notamment l’énergie, les transports, l’eau et l'assainissement, l’agriculture, le développement social et les infrastructures de base. Sans oublier le Plan Maroc Vert pour lequel plus d’un milliard de DH d’investissements privés ont été mobilisés dans les contrats-programmes des filières. La mobilisation de fonds a été plus importante pour le secteur des transports, avec une contribution au financement de grands projets comme la modernisation de l’aéroport de Marrakech-Menara ou le dédoublement de la voie ferroviaire reliant Marrakech à Casablanca. La BAD a, de même, financé une partie du complexe solaire Noor.
Inscrits dans la nouvelle vision africaine dénommée «High5», les financements des projets pour le Maroc ont pour objectif «d’appuyer le pays, en l'aidant à accélérer la transformation de son économie et à renforcer sa résilience, grâce à un appui ciblé au développement du secteur privé et à la réduction des disparités liées à l’emploi (âge et genre)».
Cette vision a, en effet, deux priorités, soit, d'une part, la promotion de l’industrialisation verte pour les PME et le secteur exportateur et, d'autre part, l’amélioration des conditions de vie par l’emploi pour les jeunes et les femmes, notamment dans les zones rurales.
La BAD s'apprête également à lancer une plateforme régionale de l’emploi s’inspirant de l’expérience du Souk At-Tanmia, menée en Tunisie en faveur des jeunes diplômés. Elle finance et encadre même, dans le cadre de ce programme, les projets innovants menés par les jeunes.










