Impayés: les spécialistes du recouvrement ont le vent en poupe

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Revue de presseKiosque360. Le recours aux sociétés de recouvrement s'intensifie, bien que le résultat ne soit pas garanti. Mais le potentiel est important car, pour les seules banques, le montant des crédits bancaires en souffrance culmine à 61 milliards de DH.

Le 09/02/2017 à 00h57

Le recouvrement des créances est clairement un métier à part entière. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte que les entreprises ont de plus en plus recours à des spécialistes pour recouvrer leurs créances, tant les délais de paiement se sont allongés. Le journal donne l’exemple de RM Experts, filiale de BMCE Bank of Africa, qui gère un portefeuille de 1 milliard de DH hors banques et assurances. Il est naturel, dans ces conditions, que les entreprises cherchent à bétonner leur analyse du risque pour prévenir les difficultés de recouvrement sans pour autant recourir aux méthodes agressives des sociétés de recouvrement, pour éviter une rupture de la relation commerciale.

Ainsi, les agents de recouvrement se glissent dans la peau d’employés de l'entreprise pour interagir avec le débiteur. Un débiteur qui est, selon le quotidien, de mauvaise foi «dans 3 cas sur 10». Toujours est-il que la solution amiable est généralement privilégiée pour éviter les aléas du recouvrement judiciaire (7 dossiers sur 10 réglés à l'amiable).

Les impayés n’épargnent aucun secteur et touchent surtout les banques, dont les créances en souffrance sont importantes. «9% des crédits accordés aux ménages et aux entreprises, soit un encours de 61 milliards de DH, étaient en souffrance à fin 2016». Et la situation n’est pas près de s’arranger avec le ralentissement de l'activité et les difficultés de trésorerie des entreprises.

Par Rachid Al Arbi
Le 09/02/2017 à 00h57