Filière sucrière: tout un potentiel

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Revue de presseKiosque360. Le secteur du sucre, au Maroc, se porte à merveille avec l’extraction de 600.000 tonnes de betterave et une capacité à l’export de 350.000 tonnes de sucre. Mais la compétitivité de la filière reste tributaire de la généralisation de la mécanisation.

Le 23/02/2017 à 00h45

Le Maroc est classé 6e  dans l'échelle des pays producteurs et consommateurs de sucre au niveau africain, nous apprend Aujourd’hui le Maroc dans son édition du 23 février. Le quotidien consacre en effet un article à la couverture des travaux de la seconde édition de la Conférence internationale du sucre, qui se tient actuellement à Marrakech sous l’égide de l’Association professionnelle sucrière marocaine (APS) en partenariat avec l’Organisation internationale du sucre et dont le thème est «Une filière africaine intégrée et compétitive : rêve ou réalité ?»

L’événement est l’occasion, pour les hauts responsables marocains, de discuter les performances et les attentes du secteur. En termes de chiffres, la filière sucrière au Maroc représente 1,2 million de tonnes de consommation, soit 36 kg par habitant par an. Ainsi, le Maroc exporte vers 40 pays et sa capacité à l’export atteint 350.000 tonnes. Mais la priorité de Cosumar, principal opérateur marocain, «reste de servir le marché national», comme l’affirme Mohammed Fikrat, président-directeur général de Cosumar.

Le secteur assure par ailleurs 1.500 emplois permanents directs et l’équivalent de 3.000 emplois indirects. S’agissant des performances globales de la filière, l’extraction de betterave par canne à sucre a atteint 600.000 tonnes de sucre en 2016. Toutefois, la compétitivité du secteur au Maroc est tributaire de la généralisation de la mécanisation du train technique. Cette mécanisation a déjà atteint 54% pour le binage et 31% pour la récolte.

La filière emprunte une démarche de responsabilité sociétale durable et créatrice de valeurs pour l’écosystème avec le concept 3P, à savoir «People, Planet, Profit». Ce triptyque appelle à ce que toutes les actions menées soient dédiées à toutes les parties prenantes et que toutes les activités de la filière soient menées avec un faible impact sur l’environnement. Enfin, la création et le partage des richesses doivent répondre à l’engagement RSE de la filière sucrière.

Par Fayçal Ismaili
Le 23/02/2017 à 00h45