D’où viennent les SMS publicitaires?

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Revue de presseKiosque360. Les messages publicitaires sur les téléphones se sont multipliés ces derniers temps. Des structures achètent et revendent des bases de données contenant des informations personnelles.

Le 10/07/2015 à 01h16

L’hebdomadaire La vie Eco, daté du 10 juillet, a choisi pour sa Une un sujet qui nous concerne tous. Il s’agit des nombreux messages publicitaires que nous recevons tout au long de la journée sans savoir comment ces gens ont eu notre numéro de téléphone. Généralement, ce sont des messages à caractère commercial qu’on n’a pas forcément envie de recevoir. L’hebdomadaire nous explique que ces SMS sont un moyen de communication efficace lancé il y a deux ans et concernant plutôt des promoteurs immobiliers. Mais la question qui se pose est de savoir comment ces entreprises arrivent à avoir nos coordonnées et combien cela leur coûte.

La source du mal D’un coté, il faut savoir que l’ensemble de nos informations personnelles ne coûte que 3 centimes. On apprend aussi que la plupart des entreprises qui vendent ce service sont des structures «auto-entrepreneur». Les personnes qui les gèrent ont entre 20 et 30 ans et une certaine maîtrise de l’outil informatique, comme l’explique un expert sur les colonnes du journal. Ils constituent donc une base de données avec, entre autres, le numéro de téléphone et le nom, qu’ils se procurent directement chez les opérateurs télécom. En effet, ce sont les téléopérateurs qui ont la main sur ces fichiers qu’ils vendent à ces entreprises. Cela dit, le prix de vente est plus important et peut atteindre 2 DH par contact. D’autres structures, à l’instar des sites de E-commerce, s’y mettent d’ailleurs aussi. Les enseignes de grande distribution, depuis qu’elles ont mis en place un système de fidélité, peuvent aussi constituer des bases de données susceptibles d’être revendues. Des agences de communication font la même chose, grâce aux campagnes B2B qu’elles organisent.

Par ailleurs, l’enquête menée par la publication démontre que de grands groupes et parfois même des multinationales font appel à ce type de services. Or, ces opérateurs travaillent dans l’illégalité la plus totale.

Par Karim Belmoudden
Le 10/07/2015 à 01h16