Vidéo. Une bombe à retardement appelée «Hay Nassim»

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Le 15/10/2017 à 15h28

VidéoHay Nassim, le quartier du "vent doux" est devenu le quartier des souffles de l'enfer pour 250 familles victimes des inondations de 1996 à Casablanca. Après avoir bénéficié d'une opération de relogement avec l'aide de l'État et d'un organisme de crédit, ils sont menacés d'expulsion. Reportage.

De nombreux habitants de quartiers populaires de Casablanca ont perdu leur logement à cause des inondations de 1996. Ceux de Derb Sultan et de l’avenue royale dans l’ancienne médina en font partie.

Après avoir été condamnés à vivre pendant 7 ans sous des tentes de fortune, 250 familles se sont vu proposer des appartements de 50 m2 à 140.000 dirhams pour les habitants de Derb Sultan et la moitié pour les habitants de l’avenue royale. Ils pouvaient bénéficier de cette offre en échange du paiement d'une somme de 700 DH par mois.

Certains se sont acquittés de cette somme pendant dix ans, d’autres encore plus démunis n’ont pas pu suivre le rythme plus de deux ans. Après avoir vécu pendant 20 ans dans ces appartements, ils ont appris que la société partenaire de crédit leur réclame de rembourser leurs créances dans un délai de trois jours sous peine de se retrouver à la rue.

C’est ce que racontent ces familles pauvres et désemparées à la caméra de le360.

Par Mouad Kninis et Abderrahim Et-Tahiry
Le 15/10/2017 à 15h28