Les abattoirs régionaux de Rabat-Salé ont été le théâtre, ce jeudi 19 février, d’une paralysie quasi totale de leurs activités. Celle-ci faisait suite à un débrayage massif des ouvriers, protestant contre la décision de la direction de licencier de manière arbitraire trente de leurs collègues, en violation de leurs droits légaux et sociaux.
Selon une source syndicale, le mouvement a englobé l’ensemble des unités de l’établissement, entraînant l’arrêt complet du processus d’abattage et de distribution, et provoquant d’importants retards dans la livraison des produits aux professionnels et aux marchés locaux, rapporte Al Akhbar de ce week-end (21 et 22 février). Notre interlocuteur a souligné que les travailleurs exigent un réexamen de cette décision et l’indemnisation des agents lésés, considérant que de telles mesures compromettent la paix sociale au sein de l’établissement et y génèrent de vives tensions.
Il a également indiqué que les licenciements ont été prononcés sans préavis ni justification juridique claire, poussant ainsi les ouvriers à la grève dans le but de défendre leurs droits acquis et de garantir la continuité du travail dans des conditions justes et équitables. La même source a déploré l’absence de toute concertation préalable avec les syndicats ou les représentants du personnel, qualifiant cette décision de violation manifeste du Code du travail et des droits des salariés.
Le syndicaliste a ajouté que les tentatives d’apaisement et les appels à des négociations n’ont, pour l’heure, abouti à aucun résultat tangible. Face à cette impasse, les syndicats étudient désormais les recours légaux disponibles, y compris la saisine du ministère de l’Emploi et de l’Économie sociale, afin de protéger les droits des ouvriers et de garantir la non-répétition de telles entorses à la loi.
En réaction à ce mouvement, la direction a annoncé la poursuite des services essentiels. Elle n’a toutefois pas été en mesure de contenir l’impact de l’action syndicale, particulièrement sur les opérations quotidiennes d’abattage et de distribution, entravant de fait l’approvisionnement des marchés en viande. Un responsable a indiqué que la direction est toujours en quête de solutions pour assurer la continuité du travail.
Les sources syndicales, quant à elles, préviennent que la grève se poursuivra tant qu’un accord satisfaisant n’aura pas été trouvé. Elles appellent la direction à ouvrir un dialogue sincère avec les représentants des employés et à reconsidérer sa décision, note Al Akhbar. Les ouvriers, réaffirmant leur détermination à défendre leurs droits, mettent en garde: toute nouvelle négligence dans l’application de la loi ou toute violation des droits fondamentaux se heurtera à des mesures de contestation plus radicales.








